05 mars 2015

Alvis TA14 DropHead Coupé (1946-1950)

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(Rétro-and-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2012)

Alvis est fondée en 1919 et se consacre à la production de pompes, groupes électrogènes et, accessoirement, de carburateurs ou motocyclettes. Spécialisé dans la conception de pièces en aluminium, la compagnie devrait son nom l'association de "Al" pour aluminium et "vis" qui signifie solide en latin. Mais cette hypothèse est rejetée par Geoffrey de Freville, l'un des piliers de l'histoire de la firme. Peu à peu, la compagnie se transforme en fabricant d'automobiles après avoir conçu un moteur 4 cylindres avec des pistons en aluminium, dont la légèreté apporte un avantage non négligeable au rendement des moteurs. La marque acquiert alors une solide réputation de véhicules à la fois sportifs et richement dotés, selon les habitudes anglaises. Parallèlement, de nombreux véhicules sportifs sont élaborés, non sans succès en compétition.

Pendant la guerre, la compagnie se spécialise dans les moteurs d'avions, et en retire des profits certains qui lui permettent de relancer rapidement la production d'automobiles, même si ce n'est plus son activité principale. Habituée à façonner l'aluminium seul matériau disponible pour cause de reconstruction, Alvis a un avantage certain face à la concurrence. Cependant, aucune étude n'est effectuée pour lancer un nouveau modèle et c'est la TA14, ou Fourteen, qui est relancée, sur la base de la "Twelve" ou 12/70 d'avant guerre. Les différences sont faibles et tiennent dans les arrondis des ailes, l'inclinaison de la calandre et des détails de carrosserie. Bien que dépassée par son époque, elle propose des lignes au charme suranné mais d'une grande élégance qui fait oublier que les années 50 et le style "ponton" arrivent à grand pas.

Si Alvis avait habitué sa clientèle à des voitures sportives jusque là, la "Fourteen" laisse les amateurs de sensations sur leur faim. Pourvue d'un moteur 4 cylindres de 1892 cm3, elle n'offre que 65 ch et une vitesse maximale d'à peine 120 km/h, tout en atteignant les 100 km/h en un peu plus de ... 22 secondes!. Montée sur deux essieux rigides, son comportement est daté. Mais elle garde pour elle une ligne signée Mulliners pour la berline et Tickford ou Carbodies pour la décapotable.

Elle est fabriquée à 3311 exemplaires entre 1946 et 1950, avant d'être remplacée par la TA21, qui va permettre à Alvis de renouer avec des voitures plus prestigieuses et plus performantes. La lignée se poursuit alors jusqu'à la TD21 et même la TF21 qui finira l'histoire, avant que Alvis, rachetée par Rover, elle même absorbée par Leyland, ne soit purement supprimée pour ne pas faire d'ombre à Jaguar.

Posté par Zorglub34 à 22:05 - - Commentaires [0]
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25 juillet 2009

Alvis TD 21 Coupé Park Ward (1956-1963)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

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(Auto-Moto-Retro, Le Grand Quevilly, Seine-Maritime, septembre 2008)

Alvis état une marque automobile de luxe avant la seconde guerre mondiale, rivalisant avec Rolls-Royce ou Bentley ou encore Aston-Martin sur le marché anglais. Mais, comme Rolls-Royce, la marque fabrique aussi des moteurs d'avion et des véhicules blindés. La guerre permet à Alvis de tirer de larges bénéfices et de s'écarter de la branche automobile. Dans les années 1950, les voitures ne sont plus l'activité essentielle d'Alvis et elles ne sont plus qu'une vitrine pour l'extérieur.

Pourtant, depuis 1948, un carrossier suisse achète des châssis à Alvis et les équipe de façon admirable, rendant les voitures arrondies d'Alvis un peu obsolètes. En 1955, le carrossier officiel d'Alvis cessait ses fournitures et c'est alors vers Graber, ce carrossier suisse et importateur de la marque, que vient le salut.
En 1958, c'est avec la maison Park Ward, carrossier de Rolls-Royce, qu'un accord est trouvé. Sur la base de la TD 21, elle même issue de la TC 108G, un coupé (notre modèle) est fabriqué.

Le moteur est un 6 cylindres en ligne de 3 litres et de 115 chevaux. Le choix est offert entre une boite quatre rapports manuelle ou automatique à trois vitesses. La voiture atteint assez facilement la vitesse de  103 mph, soit environ 166 km/h. La sellerie est particulièrement soignée, et le tableau de bord serti de ronce de noyer est un modèle de clarté et de concision. Placé en position centrale il permet à quatre passagers de lire sans encombre les indications du compteur ou du compte-tours. Le levier sous la console n'est pas celui de l'aération mais de la boite automatique.   

Les ventes ne s'améliorent pas, et la branche automobile est cédée en 1965 à Rover, qui est à son tour rachetée par le groupe Leyland en 1967. Or Leyland possède alors Jaguar. Le sort d'Alvis est scellé : Jaguar n'a pas besoin d'un concurrent au sein du même groupe. Alvis disparait du monde de l'automobile cette même année.

Posté par Zorglub34 à 11:39 - - Commentaires [2]