31 octobre 2020

Mercedes 240 D W123 (1976-1984)

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(Yvetot, Seine-Maritime, septembre 2015)

La 240 D W123 succède à la 240 D W115 en 1976. Elle vient chapeauter une gamme de moteurs Diesel 4-cylindres composée de la 200 D et de la 220 D. La 300 D, elle, obtient 5 cylindres.

Avec 65 ch à sa sortie, la 240 D permet de ne pas subir les 55 ou 60 ch des deux autres versions. La puissance modeste permet de rouler en ville paisiblement, ce qui fera le bonheur des chauffeurs de taxi. Sa cylindrée est obtenue en augmentant l'alésage du moteur de la 220 D (lui-même obtenu par l'allongement de la course de celui de la 200 D).

En 1979, les moteurs sont modifiés et la 220 D disparaît. La 200 D atteint désormais 60 ch et la 240 D profite de 72 ch. Les "performances" sont en hausse, mais l'esprit de la voiture ne change pas. Avec 143 km/h en pointe, impossible d'aller faire le kéké sur l'autoroute, et toute tentative de conduite énergique se soldera par une impression de paisible balade.

Avec la 240 D, il ne faut pas chercher la performance mais la constance. Le couple de 14 mkg aide à maintenir le rythme modeste en toute circonstance. La voiture avance avec détermination, entêtement. Le maître-mot c'est durer. Faire durer un voyage par ses faibles performances, mais profiter de son confort, certes à l'allemande, mais indéniable. Le bruit du moteur est même plutôt bien maîtrisé pour un Diesel. Durer aussi pour la fiabilité de ce moteur où l'électronique a si peu de place. Durer pour atteindre des kilométrages insensés. Durer face à l'outrage du temps qui l'affecte moins que la concurrence, surtout sur le mobilier intérieur. Contrairement aux légendes, les carrosseries, elles, ne sont pas inaltérables et bien souvent la peinture de bonne qualité est un cache-misère ! Pieds de pare-brise, bas de portes, ailes et soubassements sont souvent bien plus attaqués qu'on ne le pense.

La voiture évolue très peu au cours de sa carrière et l'on note simplement la modification des feux avant : les optiques extérieures rondes de la première série deviennent rectangulaires à partir de 1983 (notre modèle), afin d'intégrer des feux à iode.

Produite jusqu'en 1984, la 240 D n'est devenu un best-seller qu'à partir de 1979. Prenant la 3è place des ventes de W123 en 1978 derrière la 300 D et la 200 D, elle prend la tête du classement pour ne plus la lâcher jusqu'en 1982. Elle est détronée par la 230 E en 1983 et la 200 avec son nouveau moteur de 109 chevaux vient lui subtiliser la seconde place en 1984. C'est alors qu'entre en lice la W124 qui fera encore mieux avec la 250 D ! La 240 D aura alors été vendue à 454 780 exemplaires, soit presque une voiture sur 6.

NB : les premières 240 D ont été construites et vendues en Allemagne en décembre 1975 (7 exemplaires), mais commercialisées en France à partir de mars 1976.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 2399 cm3
Alésage x course : 90,9 x 92,4 mm
Taux de compression : 21:1
Vilebrequin : 5 paliers
Puissance maximale : 72 ch à 4400 tr/min
Couple maximal : 15 mkg à 2400 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : pompe à injection Bosch
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction : recirculation de billes (4,3 tours)
Diamètre de braquage : 11,30 m
Suspension av : roues indépendantes, doubles triangles, barre anti-roulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : roues indépendantes, essieu semi-rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 472,5 cm
Largeur : 178,6 cm
Hauteur : 143,8 cm
Empattement : 279,5 cm
Voie av : 148,8 cm
Voie ar : 144,6 cm
Pneus av : 175 SR 14
Pneus ar : 175 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : disques
Vitesse maximale : 143 km/h
Capacité du réservoir : 65 litres
Volume du coffre : 500 litres
Poids : 1385 kg

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25 octobre 2020

Renault 16 TL (1970-1978)

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(Bois-Himont, Seine-Maritime, août 2015)

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(Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2009)

En septembre 1970, la Renault 16 change d'aspect à l'arrière avec de nouveaux blocs optiques. Rectangulaires, ils abandonnent la forme oblongue qui donnait à la voiture un air renfrogné depuis 1965. Le bandeau du hayon est peint en noir et se prolonge au dessus des nouveaux feux. En revanche la découpe du hayon a été conservée comme on peut le voir à travers la rainure qui traverse ce bandeau. Ce dessin confère un aspect plus souriant, plus classique. Les premiers modèles n'ont pas de feu de recul (modèle marron sur remorque), sauf les TS en option (et orange), puis les TX en série en 1973 et blancs. Ils seront généralisés en 1977 à toutes les versions faisant migrer le catadioptre sous le bloc (modèle vert). A l'avant, la calandre est à peine retouchée, avec une modification des phares à peine perceptible. De chromée, elle sera en plastique noir à partir de 1975 (modèle vert). A l'intérieur, la planche de bord reçoit un aérateur rond sur le côté gauche, et le dessin du compteur est revu. Pour la TS, elle reçoit une planche à quatre cadrans ronds cerclés de chrome.

Par la même occasion, Renault instaure des appellations pour ses niveaux de finitions. Ainsi, si la TS reste un haut de gamme performant, les L et TL viennent compléter un choix d'équipement modeste ou plus complet.

Autre modification d'importance, les L et TL abandonnent le moteur 1470 cm3 si peu performant et récupèrent le moteur de la TA (automatique). Avec la cylindrée de la TS mais la culasse utilisée pour le moteur 1470 cm3, la puissance est alors de 67 chevaux. Sans être une voiture nerveuse, elle n'est plus atone.

Celle qui achève le succès apparaît en 1973 : la TX et son moteur 1647 cm3. Elle conduit à l'abandon de la TS en 1977. Le calandre en métal est abandonnée en 1975 pour une calandre noire en plastique. A noter que le capot moteur se verrouille au moyen d'une clef depuis l'extérieur.

En 1978, la TL disparaît du catalogue tandis que la TX survit jusqu'en 1980 puisse cède sa place au duo Renault 20 / Renault 30 et après 1 800 000 exemplaires vendus, y compris à l'administration comme voiture de service des hauts fonctionnaires.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1565 cm3
Alésage x course : 77 x 84 mm
Taux de compression : 8,6:1
Puissance maximale : 67 ch à 5000 tr/min
Couple maximale : 11,6 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission :  traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : barres de torsion
Suspension ar : barres de torsion
Longueur : 423 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 145 cm
Pneu av : 145 SR 14
Pneu ar : 145 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 150 km/h
Capacité du réservoir : 50 litres
Poids : 1000 kg

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

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18 octobre 2020

LTI Fairway (1988-1997)

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(Rétro-Piston, Notre-Dame de Bliquetuit, Seine-Maritime, juin 2011)

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(Honfleur, Calvados, septembre 2017)

En 1988, L.T.I.  adapte le moteur 2,7 litres du Nissan Terrano dans l'Austin FX4 devenu Carbodies FX4. Il prend alors le nom de "Fairway" (notre modèle). Il gagne une nouvelle suspension arrière, un feu de recul, un troisième feu stop, un feu de brouillard arrière, le verrouillage centralisé. Le chrome disparaît sauf autour de la calandre.

Finalement, le FX4 disparaît en août 1997 après 75 000 unités produites. S'il apparaît avoir été toujours le même, la légende dit que la seule pièce qui n'ait pas changé en 40 ans de production, c'est la poignée de la porte du chauffeur. Remplacé par le TX1 depuis cette date, puis par le TX2, il n'en finit pas de continuer sa carrière dans les rues de Londres, véhiculant avec lui un art de vivre et une nostalgie de bon aloi.

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11 octobre 2020

Citroën Visa II Club (1981-1987)

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(Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, septembre 2015)

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(Saint-Cyr-sur-Loire, Indre-et-Loire, août 2007)

Avec sa calandre en forme de groin de cochon, les ventes de la Visa ne décollent pas. Il est alors fait appel à Heuliez pour relooker la voiture contre la modique somme de 250 000 F. Et à peu de frais, le talentueux atelier de Cerisay (Deux-Sèvres) parvient à rentrer la Visa dans le rang et la nouvelle Visa II est présentée en mars 1981.

Les ressemblances avec la Peugeot 104 s'accentuent. Les entourages de vitres ont été repeints en noir mat à la place du zamak, ce qui donne l'impression d'une plus grande surface vitrée. Les extrêmités sont revues. Les blocs optiques sont retravaillés à l'arrière et leur nouveau dessin apporte une impression de meilleure qualité tout en supprimant les deux feux intégrés (brouillard/recul) au pare-choc qui s'avéraient fragiles. Le calandre est entièrement revue avec la suppression du pare-choc en forme de groin. Un nouveau bouclier est dessiné et un entourage du capot vient donner un peu de consistance à cet avant fade. L'intérieur est quant à lui plus proche de la 104 dont certains éléments ont été repris, comme certains éléments du tableau de bord, les poignées de porte, la sellerie. On retrouve toutefois le fameux satellite de commande dit "PRN" (Pluie-Route-Nuit) qui regroupe en un seul lieu toutes les commandes.

Avec ces menues modifications, une bonne campagne de pub, les ventes progressent de 65 000 unités en 1979 à 82 000 dès 1981. La Visa grimpe de la 9è à la 5è place des ventes, dépassant la GSA qui était la Citroen la plus vendue jusque là. Elle se maintient ensuite à la 5è place, sans parvenir à faire de l'ombre aux intouchables Peugeot 205 et Renault 5 qui monopolisent la tête du classement. Les ventes recommencent à dégringoler à partir de 1985, De nombreuses séries limitées et versions spéciales (West End, Platine, Olympique, Challenger) viendront également entretenir les ventes tout au long de sa carrière. On ressent cependant que Citroën a du mal à placer la Visa dans sa gamme hésitant entre la conserver comme modèle d'accès au détriment de la 2CV et de la future AX, et la monter en gamme plus proche de la BX.

Il y a toujours les versions avec moteur bicylindre refroidi par air. Si la Club est maintenue au catalogue, la Special disparaît en tant que telle et devient "Visa" tout court. Côté quatre cylindres, la Super E dont la boite a été rallongée pour faire des économies de carburant est toujours secondée par une Super X au tempérament sportif grâce au moteur 1200 de 64 ch. La Visa II bicylindre reste une 4 CV jusqu'en juillet 82 quand sa puissance réelle est volontairement abaissée de 35 à 34 ch ce qui lui permet de descendre dans la catégorie des 3 CV. Dans le même temps, la Super X est retirée, remplacée par la Visa GT au moteur de Visa Chrono déglonflé à 80 ch et la Super E peut recevoir une boite 5 rapports en option. En septembre, la Visa L prend la position de la Visa de base en entrée de gamme mais avec le moteur 4-cylindres Peugeot.

En juillet 1983, la nomenclature de la Visa change pour rejoindre celle de la BX. La Visa L devient Visa 11 E, la Super E devient 11 RE et obtient le bécquet arrière de la GT. Les Visa à moteur bicylindre gardent leur appelation : base ou Club. De même, la GT ne devient pas 14 GT. On note qu'au passage, le lettrage a changé et que le bandeau gris (modèle gris) est remplacé par des plaquettes noires avec des lettres chromées (modèle noir).

En mars 1984 surviennent les versions Diesel de la Visa que l'on peut reconnaître par leurs élargisseurs d'ailes rendus nécessaires en raison de l'implantation du train avant de la 205 Diesel plus large que celui de la Visa. Loin d'être anémiques, les 17 D, 17 RD sont assez vives et ont même une bonne vitesse de pointe (155 km/h).

En juillet 1984, le satellite de commande PRN est supprimé et remplacé par des élements Peugeot (modèle rouge). Dès lors, la carrière de la Visa va sauter de série spéciale en série limitée pour maintenir les ventes. On note tout de même la venue en octobre de la Visa GTI qui emprunte le moteur 1.6 de 105 ch de sa cousine 205 GTI, juste après la venue de la Visa 14 TRS de 60 ch qui vient s'intercaler entre la 11 RE et la GT (septembre). Septembre 1984 est aussi le mois de l'arrivée de l'utilitaire C15 (essence ou Diesel) qui fera le bonheur des artisans jusqu'en 2005 malgré l'arrivée du Berlingo en 1996.

En septembre 1985, la version décapotable fabriquée par Heuliez n'est plus produite et la Visa Leader sur base de 11 E vient épauler les BX et CX Leader. Cette dernière n'avait d'ailleurs été créée que pour écouler les dernières CX en stock avant l'arrivée de la série II. Elle sera renouvelée plusieurs fois, et même en Diesel (Visa Leader D).

En mars 1986, la Visa 10 E se place entre la 11 E et les versions bicylindre, avec le moteur 954 cm3 de la Peugeot 205 XE ou Junior. La GTI passe à 115 ch.

En juillet 1987, la gamme est largement réduite en raison de l'AX sortie en 1986. La Club, la 11E, la 14 TRS disparaîssent du catalogue. Ne restent que la version de base, la 11 RE, la GT, la GTI, les 17 D et RD, et les nombreuses séries spéciales dont la Leader. En juillet 1988, la production prend fin à l'usine de Vigo, en Espagne, ou le C15 continuera d'être produit.

Au total, avec 1 254 390 Visa vendues de 1978 à 1988, Citroën a réussi à transformer un échec annoncé en succès commercial inattendu. Elle est remplacée dans un premier temps par l'AX, puis également par la ZX.

Pour en savoir plus : LNA- club de France

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 3 CV
Cylindrée : 652 cm3
Alésage x course : 77 x 70 mm
Taux de compression : 9,5 : 1
Vilebrequin : 3 paliers
Puissance maximale : 34 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 5 mkg à 3500 tr/min
Distribution : arbre à cames central
Nombre de soupapes : 4  
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Diamètre de braquage : 9,8 m
Suspension av : roues indépendantes type McPherson
, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : bras tirés, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 369 cm
Largeur : 153,4 cm
Hauteur : 141,5 cm
Empattement : 242 cm
Voie av : 129 cm
Voie ar : 124 cm
Pneus av : 135 SR 13
Pneus ar : 135 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 125 km/h
0 à 100 km/h : 26,2 s
400 m D.A. : 21,9 s
1000 m D.A. : 42,8 s
Volume du coffre : 300 litres
Capacité du réservoir : 40 litres

Consommation moyenne à 90 km/h : 5,7 l/100km
Consommation moyenne en ville : 7,6 l/100km
Poids : 740 kg

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(Barentin, Seine-Maritime, mai 2013)

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10 octobre 2020

Opel Manta B2 1800 S (1982-1988)

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(Le Trait, Seine-Maritime, août 2015)

En 1982, l'Opel Manta B est très légèrement redessinée. Les pare-chocs sont maintenant en plastique couleur caisse en remplacement des chromes. Les ouïes sur le nez sont doublées et le spoiler mieux intégré. Un béquet s'installe sur le haut de la porte du coffre.

La gamme est également épurée. Le 1200 sort du catalogue, en N et en S. La 1300 N devient Manta GT et la 1300 S prend le nom de Manta GT/J, un hommage à l'Opel GT/J. La 1600 N (60 ch) avait été abandonnée en 1981 et avec la rénovation de la Manta, c'est au tour du 1600 S de 75 ch de disparaître. La GT/E dispose toujours du moteur 2 litres de 110 ch. En juin 1982, la 1800 S vient s'intercaler avec ses 90 ch. Cette dernière devient alors le choix le plus judicieux, entre performance et prix.

Le conception du moteur est classique avec un arbre à cames en tête entraîné par courroie crantée. Relativement souple, le moteur se combine assez bien avec une boite à quatre rapports et permet une conduite sportive sans trop devoir cravacher la mécanique. Le confort est bon, mais la suspension est un peu sèche, en raison d'un essieu rigide à l'arrière. L'ensemble pointe à 175 km/h, une valeur dans la bonne moyenne à l'époque.

Souvent considérée comme une Ascona coupé (elle partage de nombreuses pièces avec la berline), la Manta B connaît une concurrence sévère. Entre sa rivale allemande, la Ford Capri dont le succès ne se dément pas, l'Alfa GTV dont le style est bien plus affûté et les performances bien meilleures, la Toyota Celica et son parfum d'exotisme, voilà qu'arrive la nouvelle Renault Fuego, plus moderne, plus confortable et moins chère !

Finalement, la Manta restera au catalogue jusqu'en 1988. Remplacée par la Calibra, la Manta aura été fabriquée à 557 000 exemplaires environ, et 33 115 exemplaires rien que pour la 1800 S !

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1796 cm3
Alésage x course : 84,8 x 79,5 mm
Taux de compression : 9,2:1
Puissance maximale : 90 ch à 5400 tr/min
Couple maximal : 14,6 mkg à 3000 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête, courroie crantée
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère :
Suspension av : roues indépendantes, triangles, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, bras tirés, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 445,5 cm
Largeur : 167,1 cm
Hauteur : 132,1 cm
Empattement : 251,7 cm
Voie av : 138 cm
Voie ar : 137,5 cm
Pneus av : 185/70 SR 13
Pneus ar : 185/70 SR 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 175 km/h
Capacité du réservoir : 50 litres
Consommation moyenne : 10 l/100km
Poids : 1000 kg

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04 octobre 2020

BMW 745i E23 (1978-1986)

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(Duclair, Seine-Maritime, août 2015)

Avec la Série 7, BMW s'attaque ouvertement à la reine de la catégorie et éternelle rivale bavaroise : la Mercedes W116, qu'on n'appelle pas encore Classe S. Cependant, la Mercedes a pour elle un avantage non négligeable : un V8 ! Et même deux V8 avec la 350 SE et la 450 SE qui proposent respectivement 195 et 217 ch. Et la 450 SE 6.9 dispose, elle, de 286 ch et atteint 225 km/h en pointe.

Or, si la série 7 devait à l'origine recevoir un V12 et un V8, la crise pétrolière est passée par là et a réduit le moteur à sa moitié : un 6-cylindres en ligne. D'abord présenté en version 3 litres, le moteur ne fournit que 184 ch en 1977. Quant au moteur 3,2 litres de la 733i, il culmine à 197 ch et le 2.8 litres seulement 170 ch. Les vitesses maximales sont de 200 et 205 km/h. Autant dire que Mercedes a le dessus sur les performances et pour une marque qui se veut plus sportive, se faire coiffer par une marque bourgeoise, c'est dur à avaler.

Comment riposter ? Créer un nouveau moteur V8 ? Trop tard et trop cher ! Augmenter la cylindrée ? Insuffisant ! La solution va venir du turbocompresseur, que BMW a déjà éprouvée avec la 2002 Turbo. La version de compétition du 2 litres fournissait 200 ch et la version de route 170 ch. Il y eut aussi le superbe prototype présenté pour le JO de Munich en 1972 avec ce même moteur 2 litres poussé à 280 ch.

Pour trouver une solution rapide, BMW utilise le 3,2 litres de la 733 et lui greffe un turbo KKK avec un intercooler air/air et un radiateur d'huile placé côté droit, ce qui aura son importance par la suite. En utilisant le coefficient de 1.4 à appliquer à la cylindrée pour les moteurs turbo en compétition on obtient : 3205 x 1.4 = 4 487 cm3. C'est ainsi qu'on obtient le nom de la 745i.

Avec 252 ch, la 745i comble son retard sur Mercedes, mais reste toujours en retrait par rapport à la Jaguar XJ12. Elle est certes moins puissante que la Mercedes 450 SE 6.9, mais elle égale sa vitesse de pointe, à 225 km/h. Elle dispose d'une boite automatique à 3 rapports qui la rend un peu pataude. Le 6-cylindres est souple, onctueux à bas régime et se réveille une fois le turbo en action, et la poussée arrive avec un couple de 38,7 mkg dès 2500 tr/min.

Cependant, cette solution va jouer des tours à BMW. D'emblée interdite sur les routes américaines en raison de sa consommation (elle avale volontiers plus de 20 litres aux cent kilomètres), la 745i sera aussi condamnée sur les marchés où l'on roule à gauche. En effet, l'implantation de l'intercooler et du radiateur d'huile est incompatible avec la conduite à droite et ne permet pas d'installer le boitier de direction. Seule l'Afrique du Sud aura droit à une 745i équipée du moteur 3.5 de la 635 CSi ou de la M5, issu lui-même de la ... M1 !! Avec 286 ch et sans turbo, 241 km/h en pointe, cette 745i sud-africaine est la plus performante de toutes les Série 7 E23. Produite de 1984 à 1987 à 209 exemplaires avec le plus souvent une boite automatique à 4 rapports (17 voitures ont obtenu la boite Getrag à 5 rapports, avec la première en bas à droite), c'est devenu une rareté recherchée. Certains l'appelent même M7, mais ce ne fut jamais son nom officiel.

En 1982, la 733i devient 735i et son moteur 3.2 passe à 3.4 litres. Par la même occasion, la 745i va adopter ce nouveau bloc tout en gardant la même puissance. Le couple progresse quant à lui à 38,8 mkg à 2200 tr/min. La boite automatique passe à 4 rapports (notre modèle) et la puissance fiscale grimpe à 20 CV ! Il était toutfois possible de conserver la boite à trois rapports et ses 18 CV. La vitesse maximale atteint 227 km/h et le 0 à 100 km/h s'effectue en 8 secondes. La 745i n'est pas une sportive, mais elle avale du kilomètre ! C'est une grande routière, confortable, silencieuse, bien équipée. Elle se montre parfois fragile du côté de la culasse. Pour mieux faire passer la puissance au sol, elle est équipée d'un différentiel à glissement limité et un correcteur d'assiette qui limite ses cabrages à l'accélération. Elle obtient également un ABS et une direction à assistance variable.

Sur les 285 000 exemplaires de la Série 7, la 745i ne représente que 12000 unités. Son succès n'a pas été celui escompté en dépit d'un prix inférieur à ses rivales de chez Mercedes. Sa carrière s'arrête avec la E23 en 1986, quand elle est remplacée par la E32

.Fiche technique :

Type du moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 20 CV
Cylindrée : 3430 cm3
Alésage x course : 92 x 86 mm
Taux de compression : 8:1
Vilebrequin : 7 paliers
Puissance maximale : 252 ch à 4900 tr/min
Couple maximal : 38,8 mkg à 2200 tr/min
Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : injection intégrale Bosch Motronic
Suralimentation : turbocompresseur KKK + échangeur air/air
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses automatique à 4 rapports
Direction à à vis et galets, assistée (3,8 tours)
Diamètre de braquage : 11,6 m
Suspension av : roues indépendantes, barre antiroulis, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu semi-rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 486 cm
Largeur : 180 cm
Hauteur : 143 cm
Empattement : 279,5 cm
Voie av : 150 cm
Voie ar : 152 cm
Pneus av : 205/70 VR 14
Pneus ar : 205/70 VR 14
Freins av : disques ventilés (280 mm)
Freins ar : disques (280 mm)
Vitesse maximale : 227 km/h
0 à 100 km/h : 7,9 s
1000 m.D.A. : 28,2 s
Capacité du réservoir : 100 litres
Volume du coffre : 480 litres
Poids : 1590 kg

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