26 décembre 2019

Ford Escort Mk IV cabriolet 1.6 (1986-1990)

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(Yvetot, Seine-Maritime, juin 2015)

Les modifications esthétiques de la Ford Escort Mark III sont parfois considérées par les amateurs d'automobile comme un simple lifting et non pas comme une nouvelle version à part entière qui justifierait l'appellation Mark IV. En interne même, la Mark IV qui conserve la même plate-forme "Erika" que la Mk III est parfois dénommée Escort Erika '86.

C'est vrai que les modifications sont minimes et s'apparentent plus à une mise aux normes qu'à un véritable nouveau modèle. La calandre adopte des phares plus petits, un bouclier reformé, une grille réduite à sa plus simple expression, et à l'arrière le dessin des feux est modifié. Ils deviennent lisses, perdant leurs crans. Pour le reste, l'habitacle garde les mêmes proportions, les moteurs sont transférés. Seul l'intérieur est véritablement transformé avec une planche de bord inédite, mais pas transcendante.

Finalement, c'est la version cabriolet qui se fait le plus remarquer. Vendue de manière très confidentielle en version Mark III, la mark IV va connaître un succès plus marqué. A ce succès, on peut considérer que les modifications convenaient mieux au cabriolet adapté par Karmann. Sans doute aussi, le fait que la voiture soit disponible dans un premier temps en plusieurs motorisations n'y est pas pour rien. Proposée initialement avec un moteur 1.6 à carburateur de 80 ch, avec injection de 95 ch ou en version XR3i de 108 ch, l'offre est assez large pour convaincre plusieurs types de clients en fonctions de leurs velléités sportives et leur aisance financière. L'offre est ensuite complétée en 1987 par la venue du 1.4 de 75 ch tandis que le 1.6 carburateur disparaissait des choix. La puissance de la version injection est alors diminuée à 90 ch afin de rendre la gamme plus homogène. L'XR3i reste inchangée à 108 ch.

Sans devenir un réel succès sur les routes, l'Escort Mk IV cabriolet aura un succès plus large que son aînée. A l'heure actuelle, elle est une bonne occasion de rentrer dans le monde des anciennes à peu de frais. Sa côte moyenne est de 2500 € pour un véhicule en bon état.

Le cabriolet est renouvelé avec un succès grandissant en 1990 et la Mk V.

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24 décembre 2019

Panhard-et-Levassor CD (1962-1964)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

Source: Externe

Source: Externe
(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2011)

Les initiales "CD" de cette voiture viennent directement de celles de son inventeur, l'ingénieur Charles DEUTSCH, l'un des deux fondateurs de la marque "DB" avec son ami de longue date, René Bonnet. Ces deux-là avaient l'habitude de produire des voitures utilisant des composants de la marque Panhard-et-Levassor et il n'était pas rare qu'ils réalisent des études en retour.

Depuis l'après-guerre, Deutsch et Bonnet sont spécialisés dans la fabrication de petites voitures de sport légères à moteur Panhard. Ils élaborent des modèles très étudiés et au cours des années 50 vont participer aux 24 heures du Mans cherchant à gagner l'indice de performance. C'est ainsi que "DB" acquiert une notoriété importante à l'époque, avec notament l'HBR 5 et le cabriolet Le Mans. Mais rapidement, les deux compères ont une vision différente de leur entreprise, et lentement les finances s'effondrent. René Bonnet après une période courte pendant laquelle il continue de produire le cabriolet "Le Mans" sous la marque "Réné Bonnet" se tourne alors vers Renault et Matra ce qui donnera naissance à la Djet. Il finira écaarté puis totalement absorbé par Matra. Charles Deutsch, quant à lui, reste fidèle à Panhard.

Toujours dans l'objectif de participer au Mans dans la catégorie "Indice de Performance", Charles Deutsch élabore une voiture dont les deux principaux axes de développement sont la légèreté et l'aérodynamique. Grâce au talent de deux ingénieurs, Chappe et Gessalin (qu'on retrouvera plus tard avec les CG 1200 et CG 1300) la voiture de course affiche un Cx de 0,13 ! Elle a un profil en goutte d'eau et, sous le bas de caisse, tout est étudié pour guider l'air sous la voiture si bien que l'effet de sol est inventé. A tel point que plus la voiture va vite, plus elle est stable et améliore sa vitesse de passage en courbe. La voiture gagne alors l'indice de performance en 1962 avec un alésage réduit pour une cylindrée de 702 cm3 et connait l'échec par abandon en 1963 (mécanique DKW) et 1964 (mécanique Panhard).

Côté production grand public la CD est une voiture artisanale. Sa structure est un châssis acier soudé à une poutre centrale. Une traverse à l'arrière et une autre à l'avant viennent supporter les trains roulants empruntés à la PL17. A l'avant, la traverse est renforcée par quatre tubes qui aident à maintenir la direction, la suspension, le moteur et la transmission. L'intérieur est très typé compétition avec un équipement rudimentaire : volant en acier ajouré cerclé de bois, deux bacquets, deux cadrans, une console avec les boutons et une barre de maintien face au copilote, juste au dessus d'une boite à gants. Le levier est au plancher et commande une boite à 4 rapports.

Chaque exemplaire produit est presque unique. Equipée du moteur Tigre de la PL17 L7, la CD atteint 160 km/h grâce aux 60 chevaux du moteur à carburateur double corps, mais aussi en raison de son faible poids, 580 kg, et un Cx record de 0,22. La version "rallye" avec deux carburateurs double corps atteignait même 180 km/h ! Traction avant, c'est une des rares sportives de l'époque à adopter ce type de transmission. Elle inaugure des freins tout droit issus de la compétition et mis au point par Deutsch : les freins à évacuation thermique accélérée (dits ETA). Pour autant ce sont des freins à tambour. Mais plus chère de près de 50 % qu'une PL17 ou d'une 24 CT, la CD n'a pas rencontré un granc succès.

Avec seulement 159 exemplaires produits, autant dire que cette voiture est très rare. La côte est très élevée, même s'il est difficile de donner un chiffre. L'une des quatre voitures version course se négocie autour de 350 000 €. Le modèle exposé lors de cette édition de Caux-Rétro a gagné le prix d'élégance. Son propriétaire l'a revendu depuis, mais n'a pas souhaité s'étendre sur le montant de la transaction.

Fiche technique :

Moteur : bicylindre à plat, refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 5 CV
Cylindrée : 848 cm3
Alésage x course : 84,95 x 75 mm
Taux de compression : 7,8:1
Puissance maximale : 60 ch (SAE) à 5300 tr/min
Couple maximal : 7,5 mkg à 3600 tr/min
Nombre de soupapes : 4
Distribution : arbre à cames central
Alimentation : carburateur double corps
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports

Direction à crémaillère
Suspension av : ressort à lame tranversal
Suspension ar : essieu semi-rigide

Longueur : 406 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 118,5 cm
Empattement : 225 cm
Voie av : 120 cm
Voie ar : 110 cm
Garde au sol : 13 cm
Pneus av : 145 x 380
Pneus ar : 145 x 380
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 160 km/h
Capacité du réservoir : 42 litres
Poidds : 580 kg

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

22 décembre 2019

Morgan 4-4 (1936-1950)

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(Parade de Caux-Rétro, Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

En 1936, une firme anglaise connue pour ses véhicules à trois roues (voir ici la Morgan Super Sport Aero) présente sa Morgan 4-4 : 4 roues et 4 cylindres. Cette voiture sera fabriquée sans discontinuité ou presque (interruption durant la seconde guerre mondiale et de 1950 à 1954 pour les raisons qui vont suivre). La Morgan 4-4 est construite selon les savoir-faire d'alors : châssis en bois et méthodes inspirées de la navigation. La voiture n'a pas encore la ligne actuelle, mais les bases sont déjà jetées.

En guise de mécanique, il est fait appel au moteur Coventry Climax, un moteur à la fiabilité et l'efficacité déjà très réputée. Avec 1122 cm3, il fournit 34 chevaux en 1936. Remplacé par un moteur Standard Special de 1267 cm3 et arbre à cames en tête en 1939, la voiture dispose de 39 chevaux, soit une cavalerie impressionnante pour l'époque. Mais en 1950, ce moteur disparaît du catalogue et Morgan ne dispose pas sous la main d'un moteur de cylindrée égale lui fournissant le même agrément.

Car la voiture a largement démontré des aptitudes depuis longtemps et qui, couplées à son faible poids et son moteur alerte, la rangent dans la catégorie des sportives. Il est alors fait appel au moteur Standard Vanguard de 68 chevaux et de 2088 cm3. Cette hausse de puissance conduira la marque à insérer à côté du modèle 4-4 qui disparait provisoirement, la Plus 4.

En 1954, la voiture subit un premier lifting qui la rapproche beaucoup de sa silhouette actuelle. La 4/4 (et non plus 4-4) fait sa réapparition en 1955 avec un moteur Ford de 36 chevaux, puis en 1960 le moteur 40 chevaux de la Ford Anglia.

 

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Morgan 4/4 (1955-)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

En 1961, la quatrième série de Morgan 4/4 adopte un moteur Ford 1300 de 60 chevaux, soit une augmentation de puissance de 50 % par rapport au moteur de la Ford Anglia. Elle hérite également d'une nouvelle boite à quatre rapports. La voiture est alors capable d'atteindre la vitesse de 130 km/h. En 1963, c'est le moteur 1500 de la Ford Cortina qui vient prendre son tour.

En février 1968, plusieurs versions de moteurs Ford Kent 1600 sont proposées, de 70 à 100 chevaux (modèle rouge). Cette motorisation est conservée jusqu'en 1982, année de l'installation du moteur CVH de Ford et dès 1984, la boite cinq rapport empruntée à la Ford Sierra. Parallèlement un moteur Fiat 1600 à double arbre avec boite cinq rapports est proposé de novembre 1981 à novembre 1985, mais seules 96 unités en sortiront des ateliers. La version à moteur Ford sera prolongée jusqu'en 1991 (plus de 3500 exemplaires produits), aussitôt remplacée par la version à injection de 100 chevaux. Mais c'est le moteur Ford Zetec de 1800 cc et 115 chevaux qui vient prendre la relève en 1993 jusqu'en 2006. Depuis c'est le moteur Duratec de 1800 cm3 et 125 chevaux qui offre un niveau de prestation toujours en hausse. En effet, la voiture est toujours produite à ce jour, et détient à coup sûr le record de longévité. L'allure générale n'a pas bougé ou presque depuis 1955 y compris la sangle de cuir de mouton sur le capot pour en diminuer les vibrations, et le pare-brise droit.

Pour les plus téméraires, les versions Plus 4 ou Plus 8 peuvent venir ajouter un agrément sportif à l'élégance de la jolie Morgan.

A noter que le modèle rouge dispose de 4 places, contrairement aux deux modèles beige.

Fiche technique : (1981-1992)

Moteur : 4 cylindres en ligne Ford, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1597 cm3
Alésage x course : 80 x 79,5 mm
Taux de compression : 9,5:1
Vilebrequin : 5 paliers

Puissance maximale : 96 ch à 6000 tr/min
Couple maximal : 13,5 mkg à 4000 tr/min

Distribution : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 5 rapports
Direction à vis et galet (2,25 tours)
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide
Longueur : 401 cm
Largeur : 163 cm
Hauteur : 122 cm
Empattement : 244 cm
Voie av : 122 cm
Voie ar : 124 cm

Pneus av : 165 SR 15
Pneus ar : 165 SR 15
Freins av : disques (279 mm)
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 175 km/h
0 à 100 km/h : 8 s
Volume du coffre : 140 litres
Capacité du réservoir : 46 litres
Poids : 735 kg

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21 décembre 2019

Austin 10 (1932-1947)

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(Parade de Caux-Rétro, Caudebec-en-Caux, Seine-Maritime, juillet 2015)

Après l'hacatombe de constructeurs disparus dans la crise de 1929, la sauvegarde d'une entreprise d'automobile doit nécessairement passer par la commercialisation d'un véhicule populaire, économiquement accessible, polyvalent. Or, les deux principaux concurrents d'Austin, Rover et la Standard disposent d'un tel véhicule dans leur gamme, dans la catégorie des 10 CV.

En avril 1932, Chris Buckley, le directeur des ventes réunit 500 agents de la marque pour découvrir la voiture qui venait d'être concoctée. Le message de la clientèle était compris et sous les yeux de l'assistance se découvraient 14 voitures de démonstration, des berlines d'une puissance de 10 CV, au prix modique de 168£ !

Venue s'intervaler entre la petite Austin 7 et la plus confortable Austin 12, la 10 vient combler un espace entre le bas de gamme et le confort. Conçue sur un chassis en X avec une carrosserie en tôle emboutie, la 10 n'est pas particulièrement innovante, et ce n'est pas ce qu'on attend d'elle. Elle est simple, efficace, fiable et peu chère, adaptée à une famille de quatre personnes. Première originalité toutefois, le châssis est travaillé de façon à pouvoir être abaissé de 70 mm entre les deux trains de roues, de façon à abaisser la voiture.

Sous le capot, un petit 4-cylindres à soupapes latérales de 1125 cm3 lui procure 21 ch, de quoi filer gentiment à 95 km/h en pointe, à l'aide d'une boite à quatre rapports assez rare à l'époque. La voiture était suspendue par des ressorts à lames et des amortisseurs à friction. Les commandes de freins sont à cable et la direction à vis sans fin.  Pas de grande nouveauté, mais une efficacité vers des solutions économiquement rentables.

Tant et si bien que la 10 va devenir le best-seller anglais toute la décennie et même après la guerre. Au cours de sa carrière, la voiture va recevoir un toit ouvrant en série, un système électrique qui passe de 6 à 12 Volts. Elle est rejointe par sa doublure cabriolet, puis la camionnette, un cabriolet deux places et une version sport. Grâce à de nouveaux carburateurs, la puissance est, en 1934, de 30 ch !

En août 1934 a lieu le premier lifting. Le gros radiateur en façade est démonté, et une calandre intégrée au museau est adaptée. La ligne est désormais moderne, dans l'air du temps. La boite reçoit un second rapport synchronisé, deux essuie-glace commandés depuis le volant et un inverseur code/pahres au pied ! Le réglage de l'avance est maintenant automatique et un starter a été rajouté pour améliorer les démarrages à froid. Les amortisseurs à friction sont remplacés par des traditionnels amortisseurs hydrauliques.

En décembre 1936, second lifting (notre modèle). La ligne des voitures adopte la silhouette de la version 6-light Sherborne apparue l'année d'avant. Avec six glaces latérales, elle fait la part belle aux passagers. L'ensemble de l'habitacle est déplacé vers l'avant et la banquette arrière ne se trouve plus sur l'essieu arrière. Ainsi, un coffre à bagages peut être aménagé à l'arrière. L'empattement ayant été rallongé de 2 cm, la voiture a pris un peu de poids. Pour compenser, elle reçoit des tambours de frein plus grands. Les portes d'ouvrent de l'arrière vers l'avant, un argument pour la sécurité.

.En mai 1939, c'est encore une nouvelle 10 qui surgit. Plus moderne, sa structure tend vers monocoque. C'est un réalité une demi-coque intégrant le plancher. Chapièce du châssis est reliée aux autres par un profil en U qui court le long de chaque côté. La carrosserie y est boulonnée. La face avant est encore modernisée, arrondie, mais sans être une réussite esthétique. Le puissance atteint alors 32 ch.

Survient alors le conflit mondial. La production de la 10 continue, mais surtout en version camionnette. 53 000 voitures sont produites pendant la guerre. Après l'armistice, la production reprend. Les premières voitures sont livrées aux Etats-Unis en juillet 1945 puis en Suisse en septembre. La production ne cesse qu'en 1947, au profit de l'Austin A40.

15 décembre 2019

Peugeot 403 L (1956-1962)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

Au Salon de l'Automobile de Paris en octobre 1956, Peugeot dévoile les nouvelles déclinaisons autour de sa nouvelle berline 403. Sur le stand trônent le futur célèbre cabriolet et la pragmatique 403 L, la dérivée familiale.

Ce sera lontemps une tradition chez Peugeot. La gamme comprendra une longue transformée en break familial, sans interruption de la 203 jusqu'à la 505 ! Par la suite, 405 et 407 feront l'impasse sur les deux strapontins dans le coffre pour transformer la voiture en véhicule 7 places. Une possibilité qui ne reviendra dans la marque au Lion qu'avec la 406 et le 806 !

D'un point de vue technique et esthétique, tout a été fait à l'économie. La partie avant de la voiture a été conservée à l'identique jusqu'au montant central. Ensuite la partie arrière se prolonge en respectant le profil de la voiture, comme on presse un tube de dentifrice. L'empattement a, quant à lui, été rallongé à 290 cm. La voiture se termine de façon abrupte, presque verticale. Le pavillon a été réhaussé de façon a encore augmenter le volume utile et compenser le déficit de hauteur arrière en raison de l'essieu arrière. Petite originalité, la porte arrière s'ouvre de droite à gauche, et elle donne sur un minuscule coffre sous la plaque qui supporte les strapontins amovibles. Volume d'autant plus faible que la roue de secours se trouve aussi dans cet espace. A l'intérieur, on retrouve le confort de la berline dans sa version Luxe. Les sièges avant s'inclinent suffisamment pour permettre de transformer la voiture en lit. La suspension a été renforcée par des ressort semi-elliptiques à l'arrière pour absorber le surplus de charge utile.

Coté mécanique, pas de changement notable. On retrouve le moteur 1468 cm3 de la berline et ses 58 ch. En 1959, la 403 obtient le moteur Indenor Diesel de 48 ch, tant dans la berline que dans la familiale qui devient LD. La 403 L sera reconnue pour sa solidité, sa fiabilité, son endurance. Pour ses qualités, elle sera aussi déclinée en Commerciale, Utilitaire, plateau. Elle propose jusqu'à 2 m3 de volume utile et 500 kg de charge ! Elle sera même déclinée en ambulance, en véhicule de gendarmerie parce que le toit est assez haut pour conserver son képi sur la tête !

C'est sans doute ce modèle qui a le plus contribué à donner à Peugeot l'image du constructeur d'automobiles pour bons pères de famille, conformiste et traditionnaliste.

Si la Familiale cède sa place dans le cours de l'année 1962 au profit de la 404 break, les déclinaisons utilitaires sont maintenues jusqu'en 1967 !! 34 928 exemplaires de la Familiale ont été fabriqués. Pour les utilitaires, ce sont plus de 185 000 exemplaires !

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Bloc : fonte
Culasse : alpax
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 8 CV
Cylindrée : 1468 cm3
Alésage x course : 80 x 73 mm
Taux de compression : 7,3:1
Puissance maximale : 58 ch à 4900 tr/min
Couple maximal : 10,3 mkg à 2500 tr/min
Distribution : arbre à cames latéral, soupapes en tête, culbuteurs
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Solex
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, triangles superposés, ressort à lames transversal
Suspension ar : essieu rigide, ressorts à lames semi-elliptiques longitudinaux
Longueur : 461cm
Largeur : 167,6 cm
Hauteur : 151 cm
Emapttement : 290 cm
Voie av : 134 cm
Voie ar : 132 cm
Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Pneus av : 165 x 15
Pneus ar : 165 x 15
Vitesse maximale : 130 km/h
Poids : 1100 kg

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(Rétromobile, Porte de Versailles, février 2006)

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13 décembre 2019

Aero 500 (1929-1932)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)

A l'origine, Aero est une compagnie tchèque fondée en février 1919 à Prague pour réparer des avions puis très vite pour en fabriquer. Les premiers biplans sont très largement inspirés d'une marque allemande et les premières créations originales surviennent en 1920. En 1929, la firme se lance dans la construction de voitures, qui ressemblent plus à des quadricycles à moteur.

En effet, l'Aero 500 est mûe par un moteur monocylindre deux temps de 499 cm3, refroidi par eau. Le moteur de 10 ch (à 2700 tr/min) permet toutefois de propulser la voiture à 75 km/h grâce au poids de seulement 460 kg en état de marche. Il reste toutefois frugal avec seulement 6 litres au cent kilomètres en moyenne.

L'Aero se distingue par une carrosserie très élancée, aux allures sportives de l'époque. La conception de la voiture est toutefois rudimentaire avec une boite à trois rapports non synchronisés et un essieu arrière dépourvu de différentiel. La troisième place est aménagée à l'arrière en basculant la porte du coffre à la façon des spiders des années 30.

1500 voitures sont fabriquées jusqu'en 1932 année de son remplacement par l'Aero 662.

Fiche technique :

Moteur : monocylindre, essence, deux temps
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 499 cm3
Alésage x course : 85 x 88 mm
Taux de compression : 6:1
Puissance maximale : 10 ch à 2700 tr/min
Longueur : 318 cm
Largeur : 119 cm
Hauteur : 146 cm
Empattement : 223 cm
Voie av : 105 cm
Voie ar : 95 cm
Vitesse maximale : 75 km/h
Poids : 460 kg

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2011)

12 décembre 2019

Matra-Bonnet Djet VS (1964-1966)

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(Cherbourg, Manche, mai 2015)

Au salon de l'Automobile de Paris, en septembre 1964, il y a deux voitures sur le nouveau stand Matra-Bonnet. Au côté de la nouvelle Djet V, se trouve une version améliorée, la Djet VS.

A la différence de la précédente, celle-ci et équipée du moteur de la R8 Gordini en lieu et place de celui de la R8 Major. Retravaillé par Amédée Gordini et par les équipes de René Bonnet, la puissance est alors de 95 ch SAE, de quoi propulser le petit coupé aérodynamique et léger à 190 km/h, une vitesse à laquelle peut de voitures parviennent à la moitié des années 60. En 1961, la voiture de série la plus rapide du monde est alors la Jaguar Type E et ses 245 km/h !! Elle ne sera battue que par Iso Rivolta Griffo (259 km/h en 1963), puis par la Lamborghini Muira en 1966 (275 km/h).

La production ne débute qu'en avril 1965 au tarif de 23 000 F, soit plus qu'une DS 19 !! Elle n'est fabriquée qu'à 43 exemplaires en 1965. La production continue en 1966, avec un tarif modifié. La voiture ne vaut plus que 20 400 F en version de base, et 21 800 F en version de luxe.

En 1966, les finances de Matra-Bonnet ne sont guère plus reluisantes que celles de René Bonnet deux années plus tôt. Automobiles Bonnet est mise en liquidation et l'intégralité des actifs est repris par Matra pour devenir Matra-Sports. La Djet V et la Djet VS deviennent alors Jet 5 et Jet 6 à partir d'octobre 1966 avec le moteur de la R8 Gordini 1300 (105 ch SAE).

En octobre 1967, Matra présente la M530, destinée à remplacer la Jet. Les dernières voitures sont vendues jusqu'en 1968 et l'histoire du Djet s'arrête, tout comme celle des voitures de René Bonnet. Matra fait désormais cavalier seul et la lignée se poursuit avec la M530, la Bagheera et la Murena !

05 décembre 2019

Alfa Romeo Spider Duetto 1600 (1966-1968)

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(Parade de Caux-Rétro, Louvetot, Seine-Maritime, juillet 2015)

A la suite du spider dérivé de la Giuletta en 1955 puis motorisé avec le 1600 de la Giulia à partir de 1962, Alfa Romeo élabore un nouveau spider à partir de la plate-forme de la Giulia en 1966. Dernière création de Battista "Pinin" Farina, cette voiture va traverser les décennies en gardant sa ligne. Seule l'arrière sera modifié, de manière plus ou moins heureuse. En revanche la proue sera conservée à l'identique ou presque jusqu'en 1993 date de l'arrêt de la production de la voiture à l'issue de la 4è génération.

Le "Duetto" ou "Coda Longa" ou "ossi de Sepia" (os de seiche) est d'abord motorisé avec le 1600 de la Giulia (modèle rouge). Mais en 1968 il hérite d'un nouveau moteur 1750 (1778 cm3 exactement) faisant passer la puissance de 109 à 118 ch.

Parallèlement, une version 1300 baptisée Junior arrive à ses côtés. Après 6325 exemplaires en seulement deux ans, le Spider continuera alors une très longue carrière jusqu'en 1993 !

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(Caux-Rétro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2012)