12 juillet 2017

Dallas (1982-1984)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2013)

Jean-Claude Hrubon est de ces autodidactes de l'automobile. Scaphandrier de métier, il tombe amoureux des Mini 850 et leur version Cooper lui fait sauter le pas. Il pose son scaphandre en 1965 et devient concessionnaire pour BMC (British Motor Corporation) vendant des Austin, des Morris ou des Rover, entre autres. Il tient son offficine à Levallois-Perret dans les années 60. Egalement metteur au point et avec l'aide de Claude Plisson, il se lance dans la compétition avec une Mini-Marcos. Il enchaîne les succès d'estime jusqu'à finir les 24 Heures du Mans sous les acclamations du public qui salue la performance de la petite voiture face à Ford, Porsche et Alpine. Pour 1967, c'est une voiture 100 % française qu'il envisage de produire et malgré une préparation appliquée, la voiture ne parviendra pas à être homologée pour la course (pour en savoir plus : L'actu de la Mini et Gt France).

On retrouve Hrubon au début des années 80 dans un atelier de Taverny où il produit la Schmitt, une sorte de Mini-Moke raccourcie à strictement deux places et avec un moteur de Mini 1000. Mais l'homme qui fourmille d'idées, présente en décembre 1981 une imitation de Jeep Willys MB avec des faux-airs de Mini-Moke, sur une base de Renault 4 raccourcie. Lancée plus amplement au Salon de l'Automobile de Paris fin septembre 1982, la bonne bouille de la voiture, ses origines de Renault 4 GTL et son nom qui évoque le célèbre feuilleton suscitent aussitôt la sympathie.

Le sort de la Dallas se transforme en 1983 quand un exemplaire produit par Hrubon croise la route de Jean-François Grandin, alias Frank Alamo, le célèbre chanteur de "Biche, oh ma biche". Le chanteur souhaite remplacer sa Méhari, l'une de ses nombreuses voitures entre Porsche 911 et Pontiac GTO. Depuis la fin des années 60, il a mis un terme à sa carrière de chanteur et s'adonne à la photographie, l'une de ses autres passions. Il a également un passé d'industriel par l'entremise de son père (téléviseurs Grandin) dont il a repris l'entreprise après sa disparition en mer. Il possède en outre une concession Jaguar. A la vue de la voiture, il prend en chasse la conductrice et l'invite à déjeuner, histoire de savoir d'où vient cette voiture. La jolie blonde l'emmène alors directement chez le constructeur. Totalement conquis, il n'achète pas une voiture, mais l'usine en totalité.

Il faut dire que la Dallas est amusante et extrêment maniable. Son rayon de braquage est des plus bas avec seulement 8,4 mètres ce qui permet de la faufiler partout. Ce n'est pas un 4X4, mais une simple traction. Toutefois, via Sinpar, il est possible de transformer la voiture en tout-terrain. Mais même en deux roues motrices seulement, c'est un bon tout-chemin qui se départit très bien des chemins de campagne ou des plages de sable.

A partir de 1984, la voiture est modifiée, reconnaissable à ses 11 fentes dans la calandre contre 7 jusque là. La structure change totalement en 1987 puisque la Dallas adopte un châssis galvanisé et une mécanique de Peugeot 104 puis de 205 (moteurs et trains roulants).

Pour en savoir plus : Dallas Free Jeep