15 septembre 2015

Citroën GS X2 (1974-1976)

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(Auto-Moto-Rétro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2012)

La Citroën GS est d'abord conçue pour être une voiture familiale, le chaînon manquant entre la 2CV et la DS. Elle répond à son cahier des charges et peut emmener 5 personnes à 150 km/h dans un confort optimal. De ce côté, le résultat est parfaitement atteint. Mais, les qualités du châssis laissaient entrevoir la possibilité d'une motorisation plus importante. Même fournis par le 4 cylindres à plat qui monte aussi volontiers dans les tours, même installés sur une suspensions hydraulique et parfaitement guidés par des trains roulants parfaitement calibrés, les 55 chevaux laissent sur leur faim. C'est alors le rôle dévolu à la GS 1220 Club, qui augmente la puissance de 10 %, à 60 ch. A l'opposé, la GS Birotor, avec des 107 ch peine à convaincre en raison de son appétit d'ogre et d'un entretien délicat à suivre. C'est ainsi qu'en septembre 1974, Citroën présente les GS X1 et GS X2. La première est équipée du moteur 1015 cm3 et d'une présentation sportive et la seconde profite du même équipement et d'un moteur 1220 cm3 remanié.

Au niveau de la décoration, les voitures reçoivent une calandre en plastique noir et non gris clair et des feux longue-portée disposés sur le pare-choc. Ce dernier reçoit un bourrelet en caoutchouc noir qui le traverse, absent ici. Les jantes sont spécifiques et arborent en leur centre un petit cache-moyeu chromé. Les encadrements de vitres sont noirs ou, plus rarement, couleurs caisse. A l'intérieur, la sellerie est en skaï anthracite incorpore des appuie-tête intégrès qui ont le fâcheux inconvenient d'empêcher toute visibilité à l'avant pour les passagers à l'arrière. Le ciel de toit et les pare-soleil arborent également la même teinte, tout comme la planche de bord. Mais la plus grande différence se situe sur le tableau de bord. L'instrumentation baroque de la GS a fait place à une série de cadrans ronds Jaeger, bien plus sobres et fonctionnels. Sur fond d'alu brossé, la réalisation est très proche de celle de la Birotor. De surcroît, la X2 obtient une lunette arrière dégivrante, des feux de recul blancs et un allume-cigare. Chaque année dispose d'un coloris spécifique. Su succèdent alors le jaune Hélios, l'orange improbable de 1975, le bleu Hunaudières est exclusif pour 1976.

Pour le moteur, les changements sont ténus. Le taux de compression passe de 8,2 à 8,9:1 et un carburateur à peine mieux dimensionné est installé. Le tout est associé à une boite au rapport final très légèrement plus court. Au résultat, la GS X2 affiche 65 ch à 5750 tr/min et un couple qui progresse de 8,9 à 3250 tr/min à 9,3 mkg à 3500 tr/min. On constate que les gains ne sont pas transcendants et que la notion de sportivité reste encore très relative. Pour autant, le moteur est souple à bas régime et ne rechigne pas à grimper dans les tours. Les qualités dynamiques de la voiture permettent d'exploiter au mieux le potentiel du moteur, d'autant que le poste de conduite est très bien conçu avec un volant qui répond au millimètre et un levier de vitesses bien placé, proche du volant. La GS enroule les virages comme peu d'autos, se permettant même quelques petites dérives de l'arrière qui n'ont d'autre vertu que de passer plus vite. Les freins sont à l'avenant, puissants, mais sujets à chauffer prématurément du fait de leur emplacement "in-board". Il n'y aucun roulis et sa tenue de cap est parfaite, l'auto étant parfaitement indifférente à l'état de la route. En 1976, la puissance est réduite à 64 ch en raison de normes anti-pollution.

Avec 156 km/h en pointe, 19,4 s aux 400 m D.A. et 36,6 s aux 1000 m D.A., 14,4 s de 0 à 100 km/h, les chiffres déçoivent un peu. Pour une sportive, les performances sont très proches de la série Club. On est loin des gains procurés par une Renault 12 TS par rapport à la 12 TL ou, mieux, par la Simca 1100 TI  par rapport à la 1100 ordinaire. C'est ce qui explique sans doute qu'elle ait été moins diffusée que les deux autres, ajoutant au fait que la clientèle traditionnelle de Citroën n'est à l'époque pas très encline à la gaudriole. Elle est tout de même reconduite en 1976 pour la seconde série de GS, puis remplacée en 1978 par la X3 et son moteur 1300 de ... 65 ch. On retrouve encore la X3 sous les traits de la GSA après 1979.

Pour en savoir plus :
- Autoscope 70
- GSAventure

En anglais :
- Citroenet

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres à plat refroidi par air, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1222 cm3
Alésage c course : 77 x 65,6 mm
Taux de compression : 8,9:1
Vilebrequin : 3 paliers

Puissance maximale : 65 ch à 5750 tr/min
Couple maximal : 9,3 mkg à 3500 tr/min

Distribution : 2 simples arbres à cames en tête, soupapes en V, culbuteurs, courroie crantée
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur double corps Solex 28 CIC4
Type de transmission : traction
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Diamètre de braquage : 9,4 m
Direction à crémaillère
Suspension av : roues indépendantes, parallélogrammes, pompe hydraulique, barre stabilisatrice
Suspension ar : roues indépendantes, bras tirés, pompe hydraulique, barre stabilisatrice
L
ongueur : 412 cm
Largeur : 160 cm
Hauteur : 136,5 cm
Empattement : 255,3 cm
Voie av : 137,8 cm
Voie ar : 133,4 cm
Garde au sol : 15,2 cm

Pneus av : 145 x 15
Pneus ar : 145 x 15
Freins av : disques (in-board)
Freins ar : disques

Vitesse maximale : 156 km/h
400 m.D.A. : 19,4 s
1000 m.D.A. : 36,6 s
Capacité du réservoir : 43 litres
Consommation moyenne : 7 l/100km
Poids : 900 kg

Posté par Zorglub34 à 18:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires sur Citroën GS X2 (1974-1976)

    pieces

    bj je possede a vendre des buffle avant et arrière + pare soleil neuf de GS

    Posté par yahia, 03 avril 2017 à 16:10
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