18 septembre 2012

Citroën CX 25 D Break (1983-1991)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

En 1979, la CX évolue et avec elle le break. Le moteur de la CX 2000 est remisé au placard et c'est le moteur "Douvrin" de la Française de Mécanique qui est implanté sous le capot. Bien que de performance comparable, il apporte surtout une puissance fiscale inférieure (10 CV au lieu de 11 CV) et une consommation en très nette baisse. La CX n'est plus 2000 Confort ou Super, mais Reflex ou Athena tandis que la Diesel reste 2500 D (notre modèle).

En 1983, la CX entre dans une nouvelle phase. Les trains avant sont corrigés, la calandre est redessinée et les appelations revues. Il en découle un rebord sur les ailes avant, la grille de calandre perd ses écopes chromées et la grille longe la ligne du phare au lieu d'être inversée. L'appelation CX 25 D remplace la CX 2500 D. En revanche, le moteur reste inchangé. C'est l'arrivée du turbo en 1983 qui viendra améliorer nettement les performances (95 ch, 174 km/h) puis les booster en 1986 avec 120 ch sous le pied et 195 km/h en pointe avec la Diesel Turbo 2.

La CX break ne devient CX Evasion qu'en 1985 avec la phase II. On doit le nom Evasion à Heuliez qui avait ébauché une CX break fort luxueuse équipée du moteur de la CX 2400. Ce prototype n'eut pas d'avenir et seul le nom est passé à la postérité. Evasion désigna ensuite tous les breaks de la gamme Citroën, jusqu'à ce qu'il soit un modèle de monospace cousin du Peugeot 806. Avec la nouvelle livrée de la CX, le break continue sa carrière avec les mêmes motorisations. Si une CX 25 TRI (avec le moteur de la 25 GTI) équipe quelques voitures attribuées au GIGN, la plupart des voitures sont vendues en version Diesel, avec ou sans turbo.

Alors que la production de la CX s'arrête en 1989, Citroën confie à Heuliez la prodution du break. C'est ainsi que malgré l'arrivée de l'XM, le break est encore produit à 4500 exemplaires supplémentaires avant l'arrêt définitif, portant le total à 128 185 breaks écoulés. C'en sera terminé du break populaire chez Citroën, du moins dans ce segment. Le break XM sera un véritable échec commercial, et ce sont les breaks de BX dans un premier temps, puis de ZX qui viendront tant bien que mal convaincre les derniers clients, tandis que les autres sont allés voir du côté des monospaces.

A noter :
- le break est nommé "Safari" outre-manche
- le modèle présenté dispose d'une calandre à l'ancienne (avec écopes) mais d'un lettrage à l'arrière datant d'après 1983 (25 D). Les jantes et les ailes laissent penser que la voiture est d'avant 1983. Sans doute une restauration a conduit à installer une plaque en plastique plus facile à coller. On constate qu'il manque la plaque "Citroën". L'immatriculation indique qu'elle serait de fin 1979.
- les qualités de la voiture ont conduit, comme pour la DS, à des prototypes les plus farfelus. Ainsi deux constructeurs de CX ont fabriqué des voitures à 6 roues : Tissier en France, et Mikes Garage, en Allemagne, qui produit la CX Loadrunner.

Pour en savoir plus : Citroen Passion

Posté par Zorglub34 à 14:26 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires sur Citroën CX 25 D Break (1983-1991)

    Un plongeon dans le passé réussi !

    Posté par Grossir, 18 septembre 2012 à 20:54
  • Oubli Disel turbo série 1

    oubli : il y a eu une version Diesel Turbo 95 ch (174 kmh) dès 1983 effectivement suivie en 1986 par la diesel turbo 2 avec intercooler.(195 kmh)

    Posté par jb, 19 septembre 2016 à 22:07
  • Merci d'avoir relevé cet oubli. C'est corrigé.

    Posté par Z, 19 septembre 2016 à 22:40
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