01 août 2012

Aston Martin DB3S (1953-1956)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2010)

Lorsque David Brown rachète Aston Martin en 1948, il sait que l'avenir de la firme se joue certainement via la compétition, la meilleure vitrine publicitaire à l'époque. Il produit alors la "2 litres", appelée rétrospectivement DB1, en version civile et en variante compétition, engagée dans les courses d'endurance jusqu'en 1950. Sont alors lancées la DB2 pour la version civile et la DB2s pour la compétition. Pendant deux ans, la DB2s remporte la victoire de classe aux 24 heures du Mans, mais la suprématie de la Jaguar Type C fait de l'ombre à la DB2s et Brown veut remporter la célèbre course.

La DB3 est introduite en 1952. Elle est constuite sur un châssis tubulaire et un pont De Dion à l'arrière. Elle est lancée avec le moteur 2,6 litres Lagonda conçu par Bentley et qui équipe déjà les DB2. Ce moteur de 133 ch est un peu juste en compétition. Il est alors porté à 2,9 litres et ses 163 ch ne réussissent pas à lutter contre la Jaguar Type C et ses 200 ch.

Faute de résultats probants, la DB3s est lancée en mai 1953. Elle est construite sur la base du châssis de la précedente, largement raccourci, ce qui permet de réduite le poids de 75 kg. L'empattement raccourci améliore l'agilité de la voiture, et le moteur 2,9 litres est poussé à 182 ch. L'aérodynamique est soignée, même si les choix restent empiriques faute de moyen techniques permettant de vérifier la validité des choix. Trois calandres seront installées selon les modèles. Les performances sont en amélioration, mais la DB3s ne récolte toujours que les places d'honneur au Mans alors que les victoires sont fréquentes dans les courses d'endurance telles que Spa ou Silverstone.

Pour les 24 heures du Mans 1954, une version coupé est testée. Forte de 225 ch grâce à un double allumage, on lui prête beaucoup d'espoirs mais son aérodynamique conduit à délester le train arrière à haute vitesse, rendant la voiture très instable. Les deux voitures subissent une sortie de route et seront reconstruites en barquette. En 1955 et 1956, la DB3s se classe deux fois de suite à la seconde place au Mans. En 1957, c'est au tour de la DBR1 de relever le défi, mais la DB3s est toujours engagée et c'est encore une DB3S qui se classe seconde en 1958 mais pilotée par un équipage privé. La DBR1 atteindra l'objectif et l'unique victoire d'Aston Martin aux 24 heures du Mans.

Au total 31 voitures ont été fabriquées dans les différentes versions. Véritable pièce de légende chaque voiture jouit d'une côte extrêment élevée pouvant dépasser 2,5 million d'Euros !!! Le modèle présenté est une réplique.

Fiche technique :

Châssis : tubulaire en aluminium
Moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal, avant
Puissance fiscale : 30 CV
Cylindrée : 2922 cm3
Puissance maximale : 225 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 24,6 mkg à 3800 tr/min
Distribution : double arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 3 carburateurs double corps Weber
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesses manuelle à 4 rapports
Suspension av : bras tirés, barre de torsion
Suspension ar : pont De Dion, bras tirés, barres de torsion
Longueur : 391 cm
Largeur : 150 cm
Hauteur : 104 cm
Empattement : 221 cm
Freins av : disques
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 225 km/h
Poids : 840 kg