29 octobre 2011

Renault Fuego Turbo (1983-1985)

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(Minerve, Hérault, Juillet 2007)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

Depuis sa sortie en 1980, la Fuego souffre d'un manque important de performances. Les moteurs qui y ont été installés sont sous-dimensionnés, et de ce fait, elle peine à prendre place dans le cœur de ceux qui avaient tant aimé les Renault 15 et Renault 17. Que ce soit la version GTL avec son moteur 1400 de 65 chevaux ou la GTS et son 1600 de 96 chevaux, aucune de ces deux voitures ne parvient à faire de cette voiture un véritable coupé aux ambitions sportives. Le choix du positionnement de Renault qui voulait absolument préserver le caractère populaire du concept a freiné la mise en place d'une voiture phare avec un moteur qui aurait tiré toute la gamme. Pourtant Robert Opron, transfuge de Citroën où il avait créé la SM, avait imaginé la Fuego comme un dérivé de la Renault 30 et qui devait recevoir le V6 PRV. Mais Renault lui préféra la lignée de la Renault 15. Pour une fois, la Régie s'est trompée et n'a pas anticipé le phénomène GTI et la demande de sensations d'une nouvelle clientèle avide de montée des rapports à la volée, de courbes en appui et de vitesse de pointe à sensation.

Il faut attendre alors 1983 pour que Renault se décide à implanter le moteur de la Renault 18 turbo dans la Fuego. Sans doute ne voulait-on pas à Boulogne-Billancourt faire de l'ombre à celle qui devait tirer toute la gamme Renault 18, bien plus rentable. Toujours est-il que le moteur 1600 de la 18 Turbo est installé deux ans après dans la Fuego, dans une configuration améliorée. La pression du turbo a été augmentée à 0,75 bar contre 0,60 dans la 18 turbo, tout en abaissant légèrement le taux de compression de 8,6 à 8:1. Ainsi réglé le moteur offre alors 132 chevaux à 5500 tr/mn contre seulement 125 à la 18 turbo et retrouve un effet de "coup de pied aux fesses" qui avait été gommé sur la 18 turbo. Le 5è rapport est rallongé et la Fuego Turbo franchit la barre symbolique des 200 km/h.

Son comportement qui pourrait sembler daté en raison d'un train arrière dont la conception provient de la Renault 12 - un essieu rigide suspendu par deux ressorts hélicoïdaux - est à la hauteur des attentes des clients. Légère, la voiture compense son archaïsme par un équilibre bien conçu. C'est quand on compare les performances que la Fuego est battue par presque toutes les GTI. D'abord la Golf GTI 1800 qui rivalise sur le 0 à 100 km/h, et les 400 et 1000 m.D.A. puis par l'arrivée des Peugeot 205 GTI et des Renault 5 GT turbo qui relèguera la Fuego Turbo à plusieurs encablures et la fera passer pour une sportive d'un autre âge. Encore une fois hors phase, la Régie Renault aura manqué son coup avec la Fuego et n'aura pas réussi à rééditer le succès des Renault 15 et 17.

L'échec n'est pourtant pas si patent que ça. Alors que le duo 15/17 avait été fabriqué à 300 000 exemplaires entre 1971 et 1979, ce sont 265 000 unités de la Fuego qui sont fabriquées sur les chaînes de montage de Maubeuge entre 1980 et 1985. Elle continue d'être produite en Argentine sous le nom de "GTA" et avec le moteur 2,2 litres de la Renault 25. Sans héritière, elle est définitivement arrêtée en 1992. On peut sans doute voir une descendance dans la Renault Megane coupé et actuellement dans la Renault Wind.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 7 CV
Cylindrée : 1565 cm3
Alésage X Course : 77 x 84 mm
Puissance maximale : 132 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 20,4 mkg à 3000 tr/min
Taux de compression : 8 : 1
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur simple corps
Suralimentation : turbocompresseur + intercooler

Type de transmission : traction
Boite de vitesse manuelle à 5 rapports
Direction à crémaillère, assistée
Suspension av : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressorts hélicoïdaux
Longueur : 436 cm
Largeur : 169 cm
Hauteur : 131 cm

Volume du coffre : 373 litres
Pneus av : 185/65 HR 14
Pneus ar : 185/65 HR 14
Freins av : disques ventilés
Freins ar : disques

Vitesse maximale : 200 km/h
0 à 100 km/h : 9,9 s
400 m.D.A. :   16,8 s
1000 m.D.A. : 30,9 s
Cx : 0,32 (0,34 avec volets de calandre ouverts)
Consommation moyenne : 10 l/100km
Capacité du réservoir : 57 litres
Poids : 1050 kg

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28 octobre 2011

Jaguar Mark IV

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

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Bentley Type R (1952-1955)

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(Circuit des Remparts, Angoulême, Charente, septembre 2004)

La Bentley Type R succède à la Mark VI en 1952. Elle est plus une évolution esthétique qu'une voiture réellement nouvelle. Elle reprend le châssis de la génération précédente, et conserve le principe d'une carrosserie standart livrable par Bentley ou la possibilité de ne commander que le châssis nu habillé ensuite par les traditionnels carrosiers de luxe que sont Hooper, Mulliner, Park Ward ou bien d'autres. Pour la voiture standart, la ligne de la Mark VI est préservée et les modifications les plus importantes touchent principalement la ligne arrière. Le décrochement de la ligne du coffre permet de doubler la capacité utile pour les bagages.

Le moteur est presque inchangé si ce n'est sa cylindrée portée de 4,25 litres à 4,6 litres. Avec 6 cylindres en ligne, un bloc en fonte et une culasse en alu, deux carburateursil développe une puissance estimée à 130 chevaux. Aidé par une boite à quatre rapports manuels, il est très souple et silencieux. L'arrivée de la boite automatique les dernières années apportera encore plus de velouté à la conduite. Cependant, et en dépit d'un poids important, la Type R est capable d'atteindre la vitesse de 160 km/h et de dépasser la barre des 100 km/h en un peu plus de 13 secondes. La consommation se situe autour de 18 litres au cent kilomètres en usage normal. Le confort est digne de la catégorie alors que le train arrière est suspendu par des lames semi-elliptiques. Le train avant est, quant à lui, à roues indépendantes suspendues par des ressorts hélicoïdaux.

La Type R n'a été fabriquée que trois années de suite, déclinée également en "Continental", c'est à dire en version trois volumes. Au total, toutes versions confondues, la Type R a été construite à 2323 unités et est remplacée par les Type S. Elle côte actuellement de 10 000 € à plus de 25 000 € pour les carrosseries standart. En revanche, les carrosseries spéciales s'échangent à des niveaux de prix bien plus élevés.

Fiche technique :

Type du moteur : 6 cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 4566 cm3
Alésage X Course : 92,1 x 114,3 mm
Puissance maximale : 130 ch à ? tr/min (estimation)
Couple maximal : NC mkg à NC tr/min
Distribution : arbre à cames latéral
Taux de compression : 6,75 : 1
Nombre de soupapes : 12
Alimentation : 2 carburateurs SU
Type de transmission  : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à vis et galet
Suspension av : triangles superposés, ressorts hélicoïdaux
Suspension ar : essieu rigide, ressort à lames semi-elliptique
Longueur : 508 cm
Largeur : 175 cm
Hauteur : 163 cm
Empattement : 304 cm
Voie av/ar : 149 cm
Pneus av : 6,50 x 16
Pneus ar : 6,50 x 16
Freins av : tambours (circuit hydraulique)
Freins ar : tambours (commande mécanique)
Vitesse maximale : 165 km/h
400 m.D.A. : 19,7 s
Poids : 1880 kg

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27 octobre 2011

Rolls Royce 20HP Tourer Barker 1928

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(Retromobile, février 2006)

Grâce à l'aide de BDR et de "Park-Ward", nous savons que cette voiture est une Rolls-Royce 20 HP construite entre 1922 et 1929. Plus précisement, ce modèle date de 1928 et sa carrosserie a été conçue par Barker (voir dans les commentaires).

La 20HP est à l'époque la série "ordinaire" pour celui qui ne veut pas pousser le luxe d'acheter une "Phantom" (qui ne s'appelle pas encore ainsi). Elle fait pour ainsi dire office d'entrée de gamme. Elle est équipée d'un moteur 6 cylindres en ligne de 3127 cm3. Cependant, ses performances restent en retrait en raison d'une carrosserie somme toute assez lourde et d'une puissance qui a été estimée autour de 55 chevaux seulement. Les performances sont alors modestes, atteignant péniblement 100 km/h.

Le moteur est alors modifié avec une augmentation de la cylindrée à 3,7 litres par augmentation de l'alésage. Un nouveau vilebrequin plus léger permet aussi une augmentation significative du régime moteur. La voiture change de dénomination et devient "20/25 HP". Elle est produite jusqu'en 1937, remplacée progressivement par la 25/30 HP.

Rolls-Royce 25/30 HP Hooper (1936)

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(Caux-Retro, Allouville-Bellefosse, Seine-Maritime, juillet 2008)

Pendant longtemps cet article a été rédigé avec la conviction que la voiture présentée ici était une Rolls-Royce Phantom III. Cependant, les commentaires éclairés de "Park-Ward" ci-dessous permettent d'identifier avec certitude la voiture : il s'agit d'une 25/30 HP de 1936 carrossée par Hooper. Notre lecteur nous confie également son numéro de châssis, GRM76. Merci à ce lecteur de nous éclairer sur ce modèle, et toutes nos excuses aux autres qui ont lu un article aux données erronées.

La série 25/30 HP est introduite en 1936 et remplace peu à peu la 20/25. La différence principale tient surtout dans l'accroissement de la cylindrée à 4300 cm3 ce qui induit une augmentation de la puissance évaluée à 115 chevaux puisque la célèbre maison anglaise ne communiquait pas la puissance exacte de ses voitures. La puissance permettait alors d'emmener la voiture à 120 km/h, une prouesse pour l'époque si l'on considère le poids de la voiture et le niveau de la concurrence. Cette performance est d'autant plus admirable que le confort reste à la hauteur de la réputation de la marque. Les voitures étaient alors livrées châssis nu, et il revenait à chaque acheteur de choisir un carrossier pour habiller sa voiture. Ainsi il n'existe pas deux voitures identiques à cette période, chaque client pouvant individualiser sa Rolls à loisir.


21 octobre 2011

Peugeot 201 (1929-1937)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

A l'heure où la grande crise de 1929 fait son écrémage au sein des nombreux constructeurs français, seul ceux qui auront compris que leur avenir passe par une voiture populaire s'en sortiront. Citroën a déjà engagé le mouvement avec la C4, et chez Peugeot les ventes plutôt médiocres de la 6 cylindres sans soupapes incitent à revoir la stratégie. Il est évident que la construction d'une voiture simple, d'un coût raisonnable qui puisse être construite en grande série pour limiter les coûts permettra de franchir ce cap. Le succès de la Quadrillette et de la 190 (voir ici la 190 S) renforce ce sentiment.

La Peugeot 201 est présentée au salon de Paris 1929 pour rattraper son retard sur la C4 de Citroën et les KZ de Renault. Elle utilise l'image de la 6 cylindres sans soupapes (la 12-Six) et propose une motorisation de 6 CV grâce à un moteur 4 cylindres à soupapes latérales de 1122 cm3 qui développe 23 chevaux. Avec une caisse légère constituée de deux longerons rivetés ensemble par cinq traverses, la voiture ne pèse que 890 kg. Avec une boite trois rapports, elle atteint la vitesse honorable de 85 km/h.

Pour la suspension, les premiers modèles sont dotés d'un essieu rigide à l'avant, ce qui nuit à la précision de la conduite et au confort. Dès 1931, la voiture sera alors équipée de roues indépendantes à l'avant et prendre l'appellation 201 C pour "Confort". A l'arrière, on se rend compte qu'il n'y a pas si loin de Sochaux à Molsheim, et la 201 utilise le même système de ressorts quart-elliptiques inversés cher à Bugatti.

La 201 inaugure la nomenclature à 0 central, soit disant inspirée par le fait que le zéro servait à passer la manivelle. En fait, presque aucune Peugeot ne présente cette caractéristique, sauf peut-être la 302 ou la 402 légère, mais la taille de l'ouverture ne permet pas de penser qu'une manivelle peut passer à travers. Il n'empêche que Peugeot a déposé tous les numéros avec 0 central de 101 à 909, se réservant l'exclusivité de ces appellations, ce qui génèrera un procès contre Porsche lorsque la firme allemande voulut baptiser 901 celle que l'on connait sous le nom de 911. Peugeot gagna son procès, la 901 devint 911. Pourtant d'autres voitures ont utilisé ces numéros, sans pour autant que Peugeot ne poursuive (Fiat 508, Fiat 509, BMW 507, Land Rover 109, etc...). A l'heure actuelle, les 30x ont épuisé toutes la dizaine, et on s'interroge sur le nom de la remplaçante de la 308. Certains parient sur un nouveau départ à 301, d'autres imaginent des solutions déjà évoquées par les 1007, 4007, 3008 et 5008.

La 201 connaîtra de nombreuses évolutions et de carrosserie. Déclinée en utilitaire, en berline allongée ou raccourcie, en version sport, en coupé, elle subira une profonde modification de sa carrosserie en 1934, cédant à la mode du streamline. La 201 d'après 1934 aura un nez plus haut et incliné vers l'arrière (201 D), des phares plus bas  et un arrière queue-de-pie. Elle est remplacée, après 142 000 exemplaires fabriqués, par la 202.

Pour en savoir plus : le site de la 201.

18 octobre 2011

Ford Taunus P3 17M Super (1960-1964)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

La génèse des Ford Taunus est assez complexe. De fait la Taunus est crée en 1939, juste avant guerre. Elle prend le nom d'un massif montagneux près de Francfort et Wiesbaden. Sa production est interrompue en 1942 et reprend en 1948. C'est alors un modèle unique, décliné en break ou en fourgon.

En 1952, la gamme Taunus apparaît. Elle est composée de deux branches, l'une pour les voitures de bas de gamme et l'autre pour des voitures plus luxueuses. Ces deux gammes sont appelées Taunus "M" pour "Meisterstück", c'est à dire "pièce principale", et portent un chiffre qui indique approximativement leur cylindrée. De 1952 à 1959, la Taunus 12M ou 15M est connue sous la série G13. Par la suite la gamme se scinde en deux.

Les 12M et 15M sont les accès de gamme, tandis que les 17M et 20M constituent les plus cossues. Parallèlement leur génération se distingue aussi par le chiffre qui suit l'identité "P". Ainsi la P1 est disponible en 12m et 15 m, alors que la P2 n'est proposée qu'en 17M. Les évolutions ne sont pas proposées en même temps pour les deux segments. C'est ainsi que les hauts de gamme successifs sont : P2, P3, P5, P7 et P7.2 alors que les bas de gamme sont P1,P4, P6.

La P3 remplace la P2 en 1960. Elle rompt avec le style américain et adopte des proportions et une ligne plus conformes aux normes européennes. Elle conserve toutefois à l'arrière des appendices qui ne sont pas sans évoquer la Ford Thunderbird. Elle est pourtant très critiquée avec son look de "baignoire" alors que son concept est très aérodynamique et qu'elle est étudiée pour offrir une visibilité dénuée d'angle mort, ou presque. Mieux, elle offre un intérieur plus spacieux sans prendre le moindre centimètre à l'extérieur. Avec 4,50 mètres de long, elle accueille sans difficulté une famille pour des trajets de longue distance. Son moteur est réputé endurant et robuste. Disponible en trois cylindrées (15M, 17M, 18M) le 4 cylindres de 1700 cm3 s'avère le meilleur compromis. Fort de 67 chevaux, il emmène les passagers à la vitesse maximale de 140 km/h, soit 10 km/h de mieux que dans la génération précédente grâce à une meilleure aérodynamique et un châssis plus léger.

Reconnue pour son freinage efficace, de ses reprises agréables dues à la souplesse du 4 cylindres, sa consommation modeste pour l'époque (9,1 l/100), la voiture fut un grand succès populaire à l'exception de la France où elle a souffert d'une fiscalité désavantageuse. Largement diffusée à travers l'Europe elle fut l'une des voitures les plus vendues en Allemagne avant d'être remplacée par la P5.

Fiche technique :

Type du moteur : 4cylindres en ligne, essence
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 10 CV
Cylindrée : 1698 cm3
Alésage X Course : 84 x 76,6 mm
Puissance maximale : 67 ch à 4500 tr/min
Couple maximal : 13,2 mkg à 2500 tr/min

Taux de compression : 7,1:1
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à recirculation de billes
Suspension av : McPherson
Suspension ar : essieu rigide, lames
Longueur : 445 cm
Largeur : 167 cm
Hauteur : 145 cm
Empattement : 263 cm
Pneus av : 5,90 x 13
Pneus ar : 5,90 x 13

Freins av : tambours
Freins ar : tambours
Vitesse maximale : 138 km/h
0 à 100 km/h : 22,1 s
400 m.D.A. : 23,2 s
1000 m.D.A. : 43,5 s
Consommation moyenne : 9,1 l/100
Capacité du réservoir : 45 litres
Poids : 980 kg

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17 octobre 2011

Chevrolet Chevelle SS 1971

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(Ecretteville-les-Baons, Seine-Maritime, mai 2010)

La Chevrolet Chevelle SS de 1971 marque le déclin de l'ère des Muscle-cars en raison de la nouvelle loi sur la pollution. Alors qu'elle avait été l'épouvantail de la Ford Mustang, la rivale de sa soeur la Chevrolet Camaro ou sa cousine la Pontiac Firebird, la Chevelle subit une cure d'amaigrissement de ses moteurs en raison de l'adaptation des moteurs à l'essence sans plomb.

C'est ainsi que les plus gros moteurs disparaissent purement et simplement. Le moteur LS6 de 454 ci et 375 chevaux passe à la trappe tandis qu'une autre version de ce moteur (LS5) voit tout de même sa puissance augmenter de 360 à 365 chevaux, une sorte de compensation dans cette période de réduction des puissances. Pour les autres moteurs, la perte s'élève de parfois plus de 50 chevaux et le standart devient le moteur 350 ci de 250 chevaux "seulement". Toutes les versions sont néanmoins équipées du système "Cowl induction", sensé apporter un regain de puissance lorsqu'on enfonce la pédale d'accélérateur par l'envoi d'air frais en quantité accrue. La Chevelle SS équipée du moteur LS5 reste alors capable d'atteindre 100 km/h en 6 secondes, une performance dont très peu d'européennes sont capables.

Esthétiquement, la Chevelle SS de 1971 se distingue surtout par sa nouvelle calandre à deux phares seulement et ses doubles clignotants portés à l'angle de l'aile et de la calandre. Chevrolet ne vendra qu'un peu moins de 20000 unités de Chevelle SS, soit presque trois fois moins que l'année précédente.

15 octobre 2011

Lotus Europa S2 Federal (1970-1971)

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(Retro-Expo, Pavilly, Seine-Maritime, mai 2010)

Très vite après l'entrée en lice la Lotus Europe S1 en 1966, les critiques ont fusé quant à son équipement rudimentaire. C'est dès 1967 que sort alors une nouvelle version qui gomme les premiers défauts. Selon les marchés, la voiture est appelée "Europe" ou "Europa", mais c'est "Europa" qui se généralisera à partir de 1971.

Sur la nouvelle Lotus, Les vitres sont non seulement amovibles, mais encore électriques en option. Les sièges sont réglables et non plus le pédalier, ce qui ne demande plus de sortir la caisse à outil pour adapter le poste de pilotage au conducteur. La sportivité y perd peut-être, mais la facilité d'usage l'emporte. La carrosserie n'est plus collée au châssis mais boulonnée dessus, ce qui permet de changer plus facilement les pièces. Pour satisfaire aux normes américaines, le phare est légèrement remonté sur l'aile et le clignotant migre du pare-choc à la calandre, trouvant une élégante place entre les phares, un peu à la manière d'une Ferrari 246 GT. A l'intérieur, les cuirs aux couleurs criardes sont remplacés par des inserts de bois, une radio est installée avec des hauts-parleurs intégrés dans les portes. La voiture se situe un peu plus haut en gamme.

Sous le capot, le moteur 1470 cm3 de la Renault 16 est toujours en vigueur mais il est remplacé fin 1968 par cellui de la Renault 16 TS, avec sa cylindrée de 1565 cm3. Avec 83 chevaux, il se montre plus performant que le précédent. Les performances sont alors en augmentation, mais loin encore de pouvoir exploiter la totalité des possibilités du châssis.

En 1971, les relations entre Chapman et Renault se distendant quelque peu, c'est vers Ford que se tournera la firme anglaise en allant chercher un moteur 1600 à double arbre à cames issu de la Ford Cortina. Avec 115 chevaux, la nouvelle Lotus Europa dite "Twin Cam" apportera alors le regain de puissance nécessaire à la lutte contre une importante rivale, l'Alpine A110.

Fiche technique :

Type du moteur : 4 cylindres en ligne d'origine Renault
Emplacement : longitudinal avant
Puissance fiscale : 9 CV
Cylindrée : 1565 cm3
Alésage X Course : 77 x 84 mm
Puissance maximale : 83 ch à 5500 tr/min
Couple maximal : 10,9 mkg à 4000 tr/min

Taux de compression : NC
Distribution : arbre à cames latéral
Nombre de soupapes : 8
Alimentation : carburateur Weber 40DCOE
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à crémaillère
Suspension av : triangles superposés
Suspension ar : jambes élastiques
Longueur : 399 cm
Largeur : 164 cm
Hauteur : 109 cm
Voie av : 135 cm
Voie ar : 135 cm

Pneus av : 165/10 X 13
Pneus ar : 165/10 X 13
Freins av : disques
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 190 km/h
0 à 100 km/h : 9,4 s
1000 m.D.A. : 31,9 s
Consommation moyenne 10 l/100 km
Capacité du réservoir : 31 litres
Cx : 0,29
Poids : 650 kg


13 octobre 2011

Cadillac DeVille Convertible 1969

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

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(Ecretteville-les-Baons, Seine-Maritime, mai 2010)

Depuis 1954, la Series 62 a beaucoup évolué. Si le rythme des modifications reste de deux ans, une profonde refonte de la gamme a été entreprise avec le modèle 1959 et depuis, les évolutions, certes importantes, atteignent peu la ligne générale de la voiture, toute en longueur. Le niveau De Ville ne fait plus partie de la Series 62, mais constitue une série propre, la Series 63. En 1965, une nouvelle génération apporte ses évolutions. Les circonvolutions chères aux années 50 s'estompent et les lignes de se font de plus en plus tendues et géométriques. Les phares ont été déplacés vers l'extérieur de la carrosserie, superposés sur l'aile, à l'image d'une Mercedes 280 ou d'une Facel Vega. Pour autant ce ne fut pas une réussite esthétique et, dès 1969, Cadillac revient aux fondamentaux avec une nouvelle calandre plus classique. Les phares reviennent en position centrale et horizontale, et la grille de calandre reprend des dimensions plus ordinaires. Le pare-choc se fait plus enveloppant et se prolonge jusqu'aux roues avant. A l'arrière, si le style "Fintail" a vécu, les ailes saillantes sont toujours là, témoins d'une nostalgie ou d'une manie, on ne sait. En revanche, le style plus sobre donne beaucoup de fluidité à la ligne.

La voiture est toujours motorisée par un gargantuesque V8 américain. De 472 ci, soit 7,7 litres, il procure 375 chevaux contrôlés par une boite automatique Turbo-Hydramatic à trois rapports. Longue de 572 cm et large de 203 cm, elle pèse 2082 kg à vide. Elle profite de freins à disque à l'avant et de tambours à l'arrière actionnés par deux systèmes hydrauliques indépendants. Si les roues avant sont indépendantes, le train arrière, propulseur, est suspendu par un essieu rigide. Cependant, des ressorts hélicoïdaux aux quatre roues assouplissent les suspensions.

Avec un empattement de 329 cm, les manœuvres ne sont pas son terrain de prédilection et les villes et leurs parkings sont la hantise des conducteurs européens. Mais le confort fait oublier ces défauts. La voiture est équipée de série de vitres et sièges électriques, d'une radio AM/FM stéréo avec antenne électrique. La capote est évidemment électrique. La climatisation est en option, plutôt rare.

En 1969, grâce à ce modèle, Cadillac bat encore des records de production. Cette carrosserie, partagée avec la Cadillac El Dorado, la Cadillac Calais et dans une certaine mesure la Fleetwood, sont produites à plus de 230 000 exemplaires dont plus de 150 000 "DeVille". La "DeVille Convertible" 1969 a été produite à 16 445 exemplaires. Une nouvelle génération prend la suite en 1971.