11 juillet 2011

Volkswagen 411 LE (1968-1972)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Avec la Type 47, Volkswagen tente d'approcher un nouveau marché : celui de la berline de "luxe". Après le Type 1, c'est à dire la Coccinelle, le Type 2, c'est à dire le Minibus, et la Type 3, qui restaient tous des modèles populaires, le temps était venu de s'atteler à un modèle plus démonstratif du savoir-faire de la marque allemande. Le cahier de charges fut particulièrement orienté sur le confort et la sécurité avec une mention particulière pour une meilleure motorisation que ce qu'offrait Volkswagen jusqu'alors, tout en restant une voiture financièrement abordable. Le dessin de la carrosserie fut confié à PininFarina, alors sous contrat avec la marque allemande. Le dessin rappelle le dessin de la Type 3 dont on dirait qu'elle est une évolution, mais avec des faux-airs de Renault 16. Mais les proportions ne sont pas les mêmes et la Type 4 est nettement plus volumineuse. Pour l'architecture, on a gardé les classiques. Le moteur reste en porte-à-faux arrière et le 4 cylindres à plat est refroidi par air. La 411 est disponible en deux ou quatre portes, le break, trois portes exclusivement, n'arrivant qu'en 1969.

Les premières études ne sont guère réjouissantes. La voiture s'avère nettement plus chère que ses concurrentes, et quant à son moteur, il peine face à la concurrence. Avec seulement 68 chevaux, le moteur 1680 cm3 n'a pas le brio d'un équivalent italien, ni même français. En termes de performances, elle est surclassée par les Fiat 1500 ou une Alfa Romeo Giulia ou même une Renault 16. Quant au prix, le Type 4 se trouve être le modèle le plus cher de la catégorie. Il fallut alors revoir la copie.

D'un point de vue esthétique, la 411 n'évoluera plus, sauf les blocs optiques qui seront modifiés après 1969 pour recevoir un bloc à quatre phares ronds (notre modèle). La question de l'habitacle et du confort ne reçut pas tellement de critiques. Bien que dotée d'un moteur à l'arrière, elle est toutefois équipée d'un train arrière à roues indépendantes qui servira d'ailleurs plus tard dans les dernières Coccinelle 1302 et 1303. Les sièges sont enveloppants et profonds. Les passagers à l'arrière ne souffrent pas d'un conducteur de grande taille et les dossiers avant s'inclinent de façon à former une couchette avec la banquette arrière. Du point de vue de la sécurité, des zones déformables sont initiées afin d'absorber les chocs. De fait, la répartition des masses est assez bonne, avec 45 % vers l'avant. Le coffre situé à l'avant offre tout de même le volume de 390 litres, alors qu'il est partagé avec le réservoir d'essence, le réservoir de lave-glaces, celui de liquide d'embrayage (hydraulique) et la roue de secours. La version break, dite "Variant", offrira encore de 1100 à 1700 dm3 supplémentaires ! Il en résulte une voiture facile à manier, équilibrée, facile à conduire. Le conducteur bénéficie d'un bel angle de vision grâce au pare-brise panoramique. Le bruit intérieur du moteur est assez bien insonorisé, mais vers 130 km/h les passagers arrière sont assourdis. A cette vitesse surgissent également les bruits d'air.

Pour le moteur, on adapte une injection, ce qui fait passer la puissance à 80 chevaux. Sans être une foudre de guerre, ça permet à la 411 LE de croiser à 150 km/h sur autoroute. Il se rattrape par sa souplesse et la régularité de ses accélérations. Pour le prix, on fait un sérieux effort chez VW et la voiture est mieux positionnée. A noter qu'un curieux système de chauffage à l'essence permet de faire préchauffer l'habitacle sans devoir démarrer le moteur. Ce système pouvait même être programmé afin que la voiture se réchauffe le matin avant que le conducteur n'embarque.

Après quelques soucis de fiabilité dans les premières années, la 411 a fini par trouver peu à peu sa clientèle. En 1972, elle est remplacée par une évolution, la 412, modifiant très légèrement l'esthétique et héritant d'un nouveau moteur 1800 à carburateur. Après 333 000 unités vendues, toutes catégories confondues, c'est alors la Passat qui écrira la suite de l'histoire chez Volkswagen.

Fiche technique :

Moteur : 4 cylindres à plat, essence
Emplacement : porte-à-faux arrière
Puissance fiscale : NC
Cylindrée : 1679 cm3
Alésage X course : 90 x 66 mm
Taux de compression : 8,2:1
Puissance maximale : 80 ch à 4900 tr/min
Couple maximal : 13,5 mkg à 2700 tr/min

Distribution  : arbre à cames en tête
Nombre de soupapes : 8
Alimentation :  injection Bosch D-Jectronic
Type de transmission : propulsion
Boite de vitesse manuelle à 4 rapports
Direction à recirculation de billes
Suspension av : McPherson
Suspension ar : roues indépendantes, ressorts hélicoïdaux.
Longueur : 455 cm
Largeur : 165 cm
Hauteur : 149 cm

Empattement : 250 cm
Voie av : 138 cm
Voie ar : 134 cm

Pneus av : 165 SR 14
Pneus ar : 165 SR 14
Freins av : disques
Freins ar : tambours

Vitesse maximale : 155 km/h
0 à 100 km/h : 17 s
Capacité du réservoir : 52 litres
Consommation moyenne : 10,5 l/100km
Volume du coffre : 390 litres
Poids : 1040 kg