07 mai 2011

Panhard-et-Levassor Dyna Z17 Tigre cabriolet (1959-1960)

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(Auto-Moto-Retro, Parc des Expos de Rouen, Seine-Maritime, septembre 2009)

Grâce à la structure particulière de la Dyna Z, la transformation de la berline en cabriolet n'a pas posé de souci particulier. La plate-forme tubulaire conçue à l'origine permet une rigidité et une modularité qui autorise toutes les variantes. Ainsi, et dès l'origine, le break, la fourgonnette et le cabriolet sont dans les cartons à dessin, et même un coupé. Cependant, pour des raisons de coût de production, ces dérivés seront confiés à des carrossiers spécialisés, comme Leffondré pour le break et au belge d'Ieteren pour cet élagant cabriolet. Autant le break aura peu de succès (quelques exemplaires fabriqués seulement), le cabriolet recevra les faveurs de la maison dès le salon de Bruxelles 1956. Mis en série, il est repris dans les ateliers de Panhard-et-Levassor dès 1957.

Le cabriolet ne nécessite pas de renfort de structure particulière, tant la plate-forme tubulaire apporte de rigidité. Malheureusement, en raison du coût très élevé du matériau utilisé initialement (le duralinox), Panhard a dû se résigner à revenir aux caisses en acier. Il en résulte une augmentation du poids à partir de 1957 qui porte la masse de la voiture de 710 à 850 kg, ce qui handicape le frêle moteur bicylindre. L'arrivée du moteur Tigre en 1959 apporte un peu de vigueur, mais c'est déjà la fin de la carrière pour la Dyna Z qui doit laisser sa place à la PL 17. Le cabriolet est maintenu une année encore et disparaît après seulement 169 unités produites. En raison de leur rareté, ces cabriolets sont ceux qui ont la côte la plus importante sur le marché de la collection, avec des prix pouvant largement dépasser 20 000 € lorsque l'état est irréprochable.