12 décembre 2010

Buick Riviera 1966

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(Retro-en-Caux, Doudeville, Seine-Maritime, juillet 2009)

La Buick Riviera fait son entrée en 1949 comme version hardtop (sans montant de porte) de la Roadmaster puis devient, pour les années 50, l'appellation de tous les "hardtop" de Buick. Cette structure de voiture lancée avec la Cadillac Coupe De Ville était le nec plus ultra de l'époque. Parallèlement, chez Buick on s'aperçoit que le marché se développe vers la voiture personnelle de luxe, secteur sans concurrence à l'exception de la Ford Thunderbird qui fait un tabac. Une nouvelle Riviera est dessinée mais elle provient directement des dessins de Cadillac et sa parenté avec la séries 62 de 1958 est évident. Le projet échoue.

Il faut attendre 1963 pour que la Riviera devienne un modèle à part entière sous la forme d'un coupé 4 places racé, aux lignes très musclées. Sous le capot, un V8 de 6,6 litres et 325 ch ne dément pas cette impression. Servi par une boite automatique à trois rapports, les performances restent relatives : 0 à 100 km/h en 8 secondes, vitesse maximale 185 km/h, la faute à un poids de plus de 1800 kg.

La deuxième génération arrive en 1966 et elle marque les esprits. La nouvelle ligne est encore plus musclée et laisse apparaître au milieu de la voiture un angle saillant à l'avant comme à l'arrière. Accentué sur la génération suivante, cette particularité lui vaudra le surnom de "queue de bateau". Mais le plus marquant est la calandre sans phare. Neuf lamelles viennent tailler horizontalement la ligne et se prolongent dans les feux de position et clignotants dissimulés dans les ailes. Les phares sont escamotés et apparaissent en pivotant de 90° vers l'avant dans la partie centrale de la calandre (voir photo 3). Le modèle de 1966 était deux pouces (5 cm) plus long et de quatre pouces plus large que la version précédente, en raison du nouveau châssis conçu pour améliorer la tenue de route. Le nouveau modèle propose un capot et des ailes plus allongés, un pare-brise et un toit "fastback" plus inclinés. Le magasine Car Life l’a consacrée la "voiture la plus élégante de l’année". Pour 1966, la Riviera partage son châssis avec l'Oldsmobile Toronado et à partir de 1967 avec la Cadillac Eldorado. Elle reste une voiture à propulsion jusqu'en 1979 alors que les deux autres deviendront très vite des voitures à traction.

Plus lourde de près de 100 kg que la génération précédente, elle dispose pourtant du même moteur, à l'exception de nouveaux carburateurs. Deux possibilités sont offertes : un carburateur quadruple corps et 340 chevaux, ou deux carburateurs quadruple corps et 360 chevaux. De fait les performances sont à peine meilleures que celles de la première génération. Seule la vitesse de pointe augmente à 192 km/h.

Buick vend 45348 Riviera cette année 1966. En 1967, de nouveaux moteurs 7 litres viennent améliorer les performances. La troisième génération prend la suite à 1971.