02 avril 2008

Bugatti EB 110 S

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(Retromobile, Février 2006)

Après plus de 50 ans d'arrêt des ateliers de Molsheim, à l'initiative de quelques personnes fortunées et d'autres ingénieurs du monde de l'automobile, avec le concours financier de la Snecma, Elf, Michelin et Aerospatiale, nait le projet de refondation de Bugatti. Les ambitions ne manquent pas, et le projet est de créer une voiture exceptionnelle, à l'instar de la réputation de la marque avant-guerre. Mais ce cumul d'ambitions qui se confrontent parmi les créateurs sera un frein au succès.
Chacun des ingénieurs, Marcello Gandini, Paolo Stanzani, Nicola Materrazzi, Giampaolo Bendini, Jean-Philippe Vittecocq, possède suffisamment d'expérience et de succès pour avoir une idée très précise sur la question. Stanzani s'occupe du moteur et du châssis, Gandini du style, et Materazzi reprend la direction technique, après que les deux précédents se sont bien confrontés. Enfin Vittecocq reprend les rennes pour la mise au point finale, et les trains roulants. C'est dans ce tumulte de cerveaux ambitieux qu'est née la Bugatti EB110 (EB pour Ettore Bugatti).
Cependant, ses concepteurs n'ont pas été avares et l'ont dotée de ce qui se fait de mieux à l'époque en terme de technologie : un V12 à 60°C et 5 soupapes par cylindre (3 d'admission et 2 d'échappement), une structure en matériaux composites, une transmission intégrale à glissement limité, l'utilisation du carbone pour autant qu'il est possible pour limiter le poids, et 4 turbo-compresseurs pour gaver l'animal, une culasse en aluminium, un boite 6.
Le résultat est là, un véhicule d'exception, mais une esthétique discutable, une Lamborghini en fade (normal, Gandini a dessiné le Muira et la Countach). Mais les 560 chevaux de la version de base, ou les 611 de la version S font oublier toute idée de fadeur. Vittecocq a voulu une voiture qui soit conduisible en ville, et accessible à quiconque. Le V12 se montre très souple, reprend dès les bas régimes. La transmission intégrale permet de compenser la répartition du poids à l'arrière, et, pour les plus téméraires, la Bugatti EB 110 se montre tolérante aux écarts de conduite sur circuit. En définitive, aujourd'hui encore peu nombreux sont les véhicules d'exception capables d'abattre le kilomètre départ arrêté en moins de 20 secondes et d'atteindre le 100 km/h en 3,3 secondes ! Et celui-ci est homologué sur la route.

Fiche technique :

Année  1994 / 1995 (30 ex.)
Prix ou côte (€) 282 000 (01/2002)
Moteur Type 12 cylindres en V à 60°
Soupapes par cylindre 5
Matériaux (culasse/bloc) Alliage léger / Fonte
Position Centrale, longitudinale
Distribution 2 x 2 ACT (courroie crantée)
Alimentation Gestion électronique intégrale Bugatti
Suralimentation 4 Turbocompresseurs IHI (1,15 bars)
Cylindrée (cm3) 3 498
Alésage x course (mm) 81 x 56,6
Rapport volumétrique 7,5
Régime maxi (tr/min) 8 500
Puissance maxi (ch à tr/min) 611 à 8 250
Couple maxi (mkg à tr/min) 62,3 à 4 200
Puissance spécifique (ch/l) 174,5
Couple spécifique (mkg/l) 17,8
Transmission Type Intégrale (27% - 73%)
Rapports 6, mécaniques
Autobloquants En série
Rapports de démultiplication 3,76 / 2,52 / 1,83 / 1,42 / 1,15 / 0,95
Vitesses théoriques (km/h) 90 / 134 / 185 / 238 / 294 / 35
Suspensions avants Doubles triangles superposés, barre stabilisatrice
Suspensions arrières Doubles triangles superposés, barre stabilisatrice
Freins avants (mm) Disques ventilés percés (332)
Freins arrières (mm) Disques ventilés percés (332)
Direction Crémaillère, non assistée
Dimensions Longueur x Largeur x Hauteur (mm) 4 400 x 1 940 x 1 125
Empattement (mm) 2 550
Voies avants (mm) 1 550
Voies arrières (mm) 1 618
Jantes avants 9" x 18"
Jantes arrières 11,5" x 18
Pneumatiques avants 245/40 ZR 18
Pneumatiques arrières 325/30 ZR 18
Capacité réservoir (l) 120
Capacité coffre (l) 70
Poids 1 570 kg
Vitesse maxi (km/h) 352
De 0 à 100 km/h (s) 3,3
De 0 à 400 m (s) 10,9
De 0 à 1000 m (s) 19,8

Posté par Zorglub34 à 15:01 - - Commentaires [0]
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